‹ Saint Vincent de Paul et sa mission socialeChapitre 175 sur 236 · VUE D UNE PARTIE DE LA VILLE ET DE LA RADE DE NICE · texte numérisé non relu

VUE D UNE PARTIE DE LA VILLE ET DE LA RADE DE NICE

Vers le milieu, un peu à droite, s'élèvent les bâtiments du petit séminaire, qui est dirigé par les prêtres de la Mission. — Les Lazaristes dirigent aujourd hui, en France

18 grands séminaires et 11 petits.

APPENDICES

tout temps invariablement suivies, sont aussi simples que fécondes. Motifs , définitions , moyens , ces trois mots, dit excellemment M. l’abbé Maynard, « résument toute la marche instructive et pratique de cette rhétorique nouvelle. Quelque sujet qu’on prêche, dogmatique ou moral, l’auditeur réclame d’abord des éléments ou des motifs de conviction. Convaincu de la vérité d’un dogme, de l’importance et de la nécessité d’une vertu, il lui en faut apprendre la nature ou les actes, c’est-à-dire lui en donner la définition. Enfin, quand son esprit est éclairé, son cœur ému, quand il ne demande plus qu’à agir, il ne reste qu’à lui enseigner les moyens d’éviter l’erreur et le mal, d’embrasser la pratique du vrai et du bien h » Mais saint Vincent ne se contentait pas de ces principes généraux, si propres à faire la clarté dans le discours, et, en écartant toutes les futilités, à le rendre efficace. Attentif à ne rien laisser au caprice individuel dans une matière si importante, il ne négligeait aucune des recommandations capables d’adapter l’action extérieure à ce fond sérieux qu’il savait fort à l’opposé des coutumes en usage parmi les prédicateurs du temps1 2. C’est ainsi qu’il recommandait de parler d’un ton naturel, avec les inflexions de voix convenables, sans chant et sans déclamation, attendu, disait-il, que les meilleures choses du monde ne font point d’impression quand elles sont prononcées de cette dernière sorte. De plus, il avertissait de ne point parler plus haut que l’auditoire et le vaisseau ne le requièrent, « crier tout haut ne nuisant pas seulement à la poitrine du prédicateur, mais encore blessant l’oreille des auditeurs » ; enfin, il conseillait de parler distinctement et posément, et, sur toutes choses, « d’éviter soigneusement la longueur qui ne fait qu’ennuyer et charger la tête du pauvre peuple. » Par où l’on peut voir quelle entente du sujet révélaient ces

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