LES VŒUX DE RELIGION
La Pauvreté, premier vœu de religion, fresque de Giotto, basilique d’Assise, xive siècle.
— Jésus-Christ consacre le mariage de la Sainte Pauvreté avec saint François. Pâle et
amaigrie, la Pauvreté marche au milieu des épines et sur les pierres aiguës d’un chemin âpre et difficile, mais les roses et les lis fleurissent autour de sa tête; ses vêtements sont déchirés, mais leur blancheur n’est pas ternie; un chien aboie après elle et les enfants de la rue l’injurient, mais les chœurs des anges lui servent de cortège. A droite, un ange de la justice chasse les avares et ces moines dégénérés qui caressent des sacs d’or; à gauche, un ange de la miséricorde fait entrer dans le bonheur de la pauvreté le jeune homme riche qui distribue ses biens aux pauvres . 1 3 5
L’Obéissance, second vœu de religion, partie d’une fresque de Giotto dans la basilique d’Assise, xive siècle. — L’Obéissance est assise sur un trône pour marquer qu’elle n’agit point par contrainte; le doigt sur la bouche, elle enseigne que le silence et la discrétion sont des vertus obligatoires dans la profession religieuse; ses ailes indiquent qu’elle ne tient plus à la terre. Un religieux courbe la tête sous le joug qu’elle lui impose . 187
La Chasteté, troisième vœu de religion, fresque de Giotto dans la basilique d’Assise, xive siècle.
— « La Sainte Chasteté, ainsi nommée dans cette fresque, est renfermée dans une haute tour,
inexpugnable donjon d’un château fort crénelé; deux anges viennent l’y visiter, lui apportant un livre et un bouquet de fleurs. Au bas de la tour, mais dans l’enceinte encore du château, l’on voit la sainte Force et la sainte Pureté, qui présentent, celle-ci un étendard, celle-là un autre objet, à un jeune homme qui hors de la forteresse est baptisé par un ange. A droite, saint François accueille trois jeunes hommes qui viennent embrasser la Chasteté évangélique ; du côté opposé, la Pénitence, qui unit aux ailes d'un ange le froc monastique, chasse devant elle le démon de l’amour, qui, dans l’enfer ouvert devant lui, va rejoindre celui de l’immondicité. » (Grimouard de Saint-Laurent, Étude sur l’Art chrétien.) . . . i3g