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INTRODUCTION
partout, dans les peuples et dans les prêtres. La guerre du protestantisme avait fait des ravages qu’il ne semblait pas possible de réparer. Peu d’années auparavant, il s’était trouvé jusqu’à vingt-huit diocèses sans évêques, et trente-cinq où l’administration des sacrements avait cessé. Les protestants avaient pillé, saccagé, incendié cent cinquante cathédrales et abbayes, plus un nombre considérable d’églises de paroisses ou de couvents : trois cents rien qu’en Beauce, cinq cents dans les seuls diocèses d’Uzès, de Viviers, de Nîmes et de Mende. Des désordres plus redoutables étaient venus à la suite de ceux-là. Dans la plupart des diocèses, les études avaient été abandonnées, la discipline s’était relâchée ou avait tout à fait disparu.
Comment mettre la main à un pareil mal? Tout semblait impossible, sauf une chose, plus impossible aux saints que toute chose en ce monde, qui est de se décourager dans le service de Dieu.
Dans les labeurs multipliés et obscurs des premiers temps de sa vie, à incent de Paul avait vieilli, mêlé à toutes les misères et à toutes les grandeurs de ce monde, sans que les unes eussent endurci son cœur, sans que les autres l’eussent tenté, sans que tant de fatigues ni cette longue instabilité lui fissent désirer le repos. Il sentait
que tout cela n avait encore été que son école. Le moment était venu, en eflet, où il allait s employer aux œuvres durables pour lesquelles la Providence l’avait préparé avec tant de soin et depuis longtemps, le remplissant d’expérience, de courage, de charité; rassemblant autour de lui, pat un dessein qui devenait manifeste, les matériaux de quelque giaud édifice a bâtir au profit des âmes et à la gloire de Dieu.
à mcent jouissait d’une estime universelle. Tout ce qu’il y avait : Paris et en France de bons prêtres et de gens voués au bien le con naissaient et l'aimaient; et lui, connaissait par une longue étude e déplorait tout ce qu’il y avait dans Paris, dans la France et dans h monde de plaies matérielles et morales à guérir. Il se sentait le cœui assez vaste pour tout entreprendre, il avait assez de confiance er 1 oui tout espéiei, il était assez humble pour demander partoui du secours et s’utiliser à tout. Mais, si on lui avait révélé la rnoitic seulement de ce qu’il allait faire avant de s’endormir dans la paix de
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