CC C/3 C
T3 d Sn > U
c o <u Jü -a
CD t—
rt .SP S o
su
CD
'ai
CD •'-« o 03
CD
CD
‘CD
»QD
CD
CD
cT
tu
CD
CD
CD
‘CD
?- CD
fl¬
Lh ^
ot
CD
CD
INTRODUCTION
son Sauveur et dans la magnificence de ses œuvres, il ne l’eût pas voulu croire, ou il se fut affligé, pensant que Dieu, prolongeant sa vie bien au-delà des limites ordinaires, lui ferait attendre plus qu’à tous les autres hommes la seule récompense pour laquelle il s’imposait de si rudes travaux.
Le plus cher et le plus mûri de ses projets était de formel une communauté de prêtres, à laquelle il donnait dans sa pensée tiois fins principales, correspondantes aux maux de la religion et du peuple qui l’avaient principalement affligé : la première, pour que ceux qui en feraient partie travaillassent à leur propre perfection, en s’étudiant à pratiquer les vertus que Jésus-Christ a daigné nous enseigner par ses paroles et par ses exemples; la seconde, pour prêcher l’Évangile aux pauvres, et particulièrement à ceux de la campagne, qui sont les plus délaissés; la troisième, pour aider les ecclésiastiques à acquérir les connaissances et les vertus nécessaires à leur état.
Il lui fallait des hommes de sacrifice ; il en vint, et plus peut-être qu’il n’espérait, quoiqu’il espérât beaucoup. Par la grâce de la Croix, le sacrifice volontaire est devenu l’un des instincts du cœur de l’homme. En France, cet instinct a toujours paru plus puissant, plus facile à réveiller, plus agissant qu’ailleurs. A travers des misères sans nombre, il se montra magnifiquement dans cette première moitié du dix-septième siècle, où d’abord on le voyait si peu. Mais Vincent et d’autres l’avaient deviné et l’avaient éprouvé. Les fureurs et les désordres de la guerre civile, les débauches de la politique et de la littérature avaient cependant laissé dans les âmes un fond de croyance qui les transformait fréquemment, par des retours soudains et victorieux. Dans son ignorance et dans sa misère, le peuple restait chrétien. La corruption des classes éclairées n’était pas cette corruption philosophique dont nous soufirons aujourd’hui, et qui gâte si radicalement les âmes, que même lorsqu’elles se convertissent elles restent lâches, attachées à la terre, incapables de renoncement; si bien que leur conversion ne paraît plus qu’une spéculation sur la mort et comme un moyen de procédure contre la justice de Dieu. Au dix-septième siècle, on admirait des dévouements héroïques, d’illustres pénitences. On vit
rf] O
cr
Ti
CA
ce
te
CD
Pi
CD
CD
cr
te
CA
XJ
XJ
eu
bjj XJ