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LES ŒUVRES
ceux de leur ville, lesquelz ont parfois beaucoup souffert plustost par faulte d’ordre à les soulager que de personnes charitables. Mais parce qu’il est cà craindre qu’ayant commencé ce bon œuvre, il ne deperisse dans peu de temps, sy pour le maintenir elles n’ont quelque union et liaison spirituelles ensemble, elles se sont disposées à se joindre en ung corps qui puisse estre érigé en une confrérie avec les reglements suyvants , le tout néanltmoingts soubs le bon plaisir de monseigneur l’archevesque, leur tres-honoré prélat, auquel cest œuvre est entièrement soubmis.
« La dicte confrérie s’appellera la confrérie de la Charité, à l’imitation de l’hospital de la Charité de Rome, et les personnes dont elle sera principalement composée, servantes des pauvres ou de la Charité. »
Quelque parfait que fut le règlement de la charité de Châtillonles-Dombes, il n’était pour Vincent de Paul qu’un projet qu’on devait expérimenter. Ce grand esprit, si humble dans toutes ses conceptions, voulait qu’on éprouvât les choses les meilleures avant de