Voir encorerépél. d'or, du 27 mai
donné à cette Compagnie l'esprit du martyre î cptte lumière, dis-je, et cette grâce qui lui fait voir quelque chose de grand, de lumineux, d'éclatant et de divin à mourir pour le prochain, à l'imitation de Notre-Seigneur ! Nous en remercierons Dieu, et nous le prierons qu'il donne à chacun de nous cette même grâce de souffrir et de donner sa vie pour le salut des âmes. »
La parole de Dieu ne fut donc point enchaînée en Ecosse. D'ailleurs, dès l'année 1653, Vincent, à la première requête de Guy, comprenant bien lui-même que deux ouvriers ne pouvaient suffire à la tâche, leur avait envoyé des compagnons, mais étrangers très -probablement à sa Compagnie. L'un d'eux était Thomas Lumsden, né en Irlande et élevé dans le collège écossais, à Rome. Par les lettres du saint de 1654 et de 1657, on voit que, après comme avant les derniers édits, l'œuvre apostolique se continuait dans ces régions du Nord. Lumsden poussa même jusqu'aux îles Orcades. Il parcourut les contrées de Moravie, Rossie, Suther, Candie et Cathanésie, où il n'y avait pas de prêtres depuis plusieurs années, et presque plus de catholiques. Il commençait à ramener quelques âmes à la vraie foi, lorsqu'un ministre, qui avait contre lui une animosité particulière, fit remettre en vigueur les édits de Cromwell. Le Missionnaire dut 'chercher une retraite et y attendre la fin de la persécution. Après avoir servi douze ans en Ecosse, Lumsden I fut élu préfet du collège écossais, à Paris, où il mourut 'en 1672.
Pour adoucir tant de maux et porter aux siens quelque consolation, Vincent fit partir pour Londres Brinn, l'ancien missionnaire d'Irlande, avec ordre de conférer avec l'ambassadeur de France sur les moyens de passer en Ecosse. Mais alors l'Europe était lâchement agenouillée aux pieds de Cromwell, et le royaume très-chrétien lui-