‹ Saint Vincent de PaulChapitre 111 sur 159 · Gonf. du 27 avril · texte numérisé non relu

Gonf. du 27 avril

la vérité, et ont voulu emporter le dessus avec tant d'ardeur qu'à peine osait-on leur résister, ne voulant pour lors entendre à aucune composition. Depuis même que le Saint-Siège a décidé les questions à leur désavantage, ils ont donné divers sens aux constitutions pour en éluder l'effeu Et quoique, d'ailleurs, ils aient fait semblant de se soumettre sincèrement au Père commun des fidèles, et de recevoir les constitutions dans le véritable sens auquel il a condamné les propositions de Jansénius : néanmoins, les écrivains de leur parti qui ont soutenu ces opinions, et qui ont fait des livres et des apologies pour les défendre, n'ont pas encore dit ni écrit un mot qui paraisse pour les désavouer. Quelle union donc pouvons-nous faire avec eux, s'il n'ont une véritable et sincère intention de se soumettre ? Quelle modération peut-on apporter à ce que l'Église a décidé ? Ce sont des matières de foi qui ne peuvent souffrir d'altération, ni recevoir de composition, et, par conséquent, nous ne pouvons pas les ajuster aux sentiments de ces messieurs-là ; mais c'est à eux à soumettre les lumières de leur esprit, et à se réunir à nous par une même créance et par une vraie et sincère soumission au chef de l'Église. Sans cela, Monsieur, il n'y a rien à faire qu'à prier Dieu pour leur conversion. » — Il y a toujours, dans les paroles de Vincent, à admirer la rectitude de son esprit, son sens pratique, autant que son cœur et sa vertu.

Son premier soin dut être de préserver ses enfants de la contagion des mauvaises doctrines. Il étudia aussitôt leurs goûts et leurs penchants ; et tous ceux qu'il vit, après avertissement convenable, résolus à préférer leur jugement au jugement des premiers pasteurs, il les chassa impitoyablement de la Compagnie. IL en fit ainsi sortir jusqu'à quatorze l. En vain lui représentait -on que la

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