I. Récit par Vincent lui-même, qui désigne l'abbé sous le
Ion y me de Domasus.
40ti SAINT VINCENT DE PAUL.
et la soumission d'esprit opposées à leur orgueil et à leur suffisance ; l'amour du mépris à leur amour des louanges ; la droiture d'esprit, la simplicité de cœur à leurs artifices, à leurs falsifications, à leurs déguisements, à leurs impostures ; la charité à leur haine, à leurs médisances et à leurs outrages : voilà les meilleures armes pour combattre l'erreur.
Avec ce bon sens en quelque sorte infaillible qui venait en aide à sa vertu, il se tenait dans ce milieu où le vrai et le bien, comme dit Bossuet, ont fixé leur trône, et demeurait également éloigné de tous les extrêmes, du relâchement comme du rigorisme. A peine l'Apologie des casuistesàu P. Pirot eut-elle été condamnée à Rome, qu'il en donna avis à ses prêtres comme il avait fait pour la censure de YAugustinus. Du reste, ici encore, il avait prévenu le jugement du Saint-Siège. Dès le 26 février 1655, il avait conseillé à un de ses prêtres de Rome « la sainte sévérité, tant recommandée par les saints canons de l'Église et renouvelée par saint Charles Borromée », comme faisant « incomparablement plus de fruit que la trop grande indulgence. j>
Orthodoxie de la Mission après Vincent. — Funeste influence du jansénisme.
Voilà un abrégé très-court, malgré le nombre des pages qui précèdent, de ce que Vincent de Paul a fait contre le jansénisme. Il semblerait que telle fut son unique mission, s'il n'en avait pas eu tant d'autres, s'il ne les avait pas eues toutes. Aussi, au procès de canonisation, un docteur de Sorbonne ne craignit pas de dire : « Gomme Dieu a suscité saint Ignace et sa Compagnie contre