‹ Saint Vincent de PaulChapitre 32 sur 159 · PREMIERS MEMBRES · texte numérisé non relu

PREMIERS MEMBRES

à ses frais, sa cathédrale incendiée, et, après avoir refusé l'archevêché de Paris, il voulut mourir pauvre dans son séminaire. Sa réputation de science et de vertu était universelle. Avec Bossuet, il contribua par des conférences à la conversion de Turenne. Avec Péréfixe et le P. Annat, il amena la paix de l'Église ou de Clément IX. Pendant le long séjour qu'il fit alors à Paris, il se lia plus intimement avec Bossuet, et conféra avec lui sur les moyens de procurer la réunion des religionnaires. Aussi est-ce entre Chàlons et la Trappe que Bossuet voulait partager le temps de sa préparation à l'épiscopat, lorsque la mort soudaine de Madame rompit ce pieux dessein. Malheureusement, F. Vialart ne fut pas exempt de préventions trop favorables au jansénisme. Il approuva la première édition du Nouveau Testament de Quesnel, et sa vertu, comme celle des évêques de Pamiers et d'Alet, fut pour le parti d'un secours funeste à la vraie foi.

Mais, de tous les membres de la conférence de Saint- Lazare, le plus célèbre est toujours ce Bossuet qui nous en parlait naguère avec un souvenir si touchant. Il était prêtre depuis deux ans et archidiacre de Metz, lorsqu'il y fut introduit. C'était vers 1654, comme lui-même nous l'apprend dans un témoignage inédit rendu par lui à Vincent de Paul en 1702, à l'époque où l'on s'occupait à Rome de la béatification du saint prêtre. Là, en effet, il s'applaudit « d'avoir eu le bien, dans les sept dernières années de la vie de M. Vincent, d'être admis dans la compagnie des ecclésiastiques qui s'assemblaient pour la conférence spirituelle des mardis1. »

Du reste, si nous avions le bonheur de posséder la liste de près de trois cents ecclésiastiques qui furent admis aux conférences de Saint-Lazare du vivant de Vincent de Paul, nous y trouverions tout ce que l'Église de France

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