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3. Lettre de madame de Sévigné au comte de Bussy> du 2 septembre 1087.
naturel austère, dans le parti du jansénisme, dont il fit la fortune par sa réputation de vertu *.
Nous avons déjà fait connaissance avec François Perrochel, cousin d'Olier, qu'il accompagna dans ses missions d'Auvergne. Homme tout à Dieu, que nous retrouverons dans la carrière apostolique ouverte par saint Vincent à ses disciples.
Dans Godeau il ne faut plus voir l'habitué de l'hôtel de Rambouillet, le Nain de la princesse Julie, l'auteur de poésies profanes, mais un digne prélat, qui, après avoir refusé longtemps l'évêché offert par Richelieu, consacra son talent et sa vie aux devoirs de sa charge.
On connaît Abelly, le futur historien de Vincent. — François Fouquet devint successivement évêque d'Agde et archevêque de Narbonne, où il fonda des Missions et des hôpitaux. — Félix Vialart était le fils de cette présidente de Herse, que nous avons vue et verrons si liée avec Vincent de Paul. François de Sales, qu'il prit plus tard pour modèle, avec saint Charles Borromée, avait béni son enfance. Pendant son éducation ecclésiastique, qui fut forte et pieuse, il se partageait entre les conférences du P. Eudes et celles de Saint- Lazare. Nommé à l'évêché de Ghâlons-sur-Marne, en 1642, sur le refus de l'abbé Olier, il se montra aussitôt, si jeune encore, — Il n'avait que vingt-neuf ans, — évêque exemplaire. Il établit des séminaires, des conférences ecclésiastiques, des communautés et des écoles, tint de fréquents synodes, multiplia ses visites pastorales, publia de sages règlements, répandit les bons livres, procura une grande mission à sa ville épiscopale, rebâtit, presque entièrement
1. Vie de Pavillon; Vies d>s quatre évêques, passim, citées par M. Faillon, ibid., tom II, p. 337 et suiv. — On conserve dans les archives de la Mission un grand nombre de lettres de saint Vincent de Paul à Pavillon, et surtout de Pavillon à saint Vincent de Paul.