II
Premiers essais en France, en exécution du décret de Trente.
La France seule peut-être, livrée à l'anarchie religieuse et politique, et toujours, hélas ! en défiance contre tout ce qui venait de Rome, refuse longtemps, malgré les réclamations des évêques, de recevoir le concile de Trente, et ne fait pas d'exception en faveur du chapitre de la réformation du clergé. A l'archevêque de Cambrai revient peut-être l'honneur d'avoir réclamé le premier l'établissement des séminaires. « Ce ne sera qu'alors, dit-il dans son concile de 1565, que l'Église pourra en peu de temps se montrer de nouveau florissante par la science, la piété et la pureté de conduite de ses serviteurs. En effet, comment aurait-on pu proposer et exécuter rien de plus beau que ce décret du concile de Trente, par lequel il est ordonné d'ériger dans tous les diocèses des séminaires pour les prêtres? » Et alors il engagea tous les membres du concile à contribuer à cette œuvre vitale. Lui-même, dans le cours des années,