‹ Saint Vincent de PaulChapitre 91 sur 159 · Lettres dmi., lettre 26, p · texte numérisé non relu

Lettres dmi., lettre 26, p

3. Lettre à Saint-Cyran, qui faisait partie des pièces du procès.

4. Recueil (TUlrccht, p. 75. — Déclaration de l'évêque de Langres à l'évêque de Saint-Malo, dans le Recueil de Liège, p. 49,?.

aux discours de l'abbé, et s'en remplit tellement l'esprit qu'elle ne parlait d'autre chose que de la primitive Église, des canons, des coutumes des premiers chrétiens, des conciles, des Pères, principalement de saint Augustin ; qu'elle en entretenait même les femmes qui l'allaient visiter, lesquelles s'en sont moquées comme d'un entretien extraordinaire et inutile pour elles. »

Nous verrons bientôt les mêmes théories dans un livre inspiré par Saint-Cyran, et écrit par le plus célèbre de ses disciples. Mais déjà la vérité des conversations rapportées par le premier historien de saint Vincent de Paul est pleinement démontrée. D'ailleurs, comme il a été insinué plusieurs fois, Vincent n'est pas. le seul qui ait entendu et rapporté ces mêmes discours de Saint-Cyran. Sans plus parler de l'abbé de Prières et du P. de Condren, on peut citer Olier qui les rappelle dans ses lettres autographes. Et, quant au propos impie sur le concile de Trente, il est rapporté indistinctement par des jansénistes et des orthodoxes. De Bellegarde, archevêque de Sens, en donna une déclaration sur son lit de mort *. Des Lions, peu suspect, assure dans ses journaux (p. 270) que l'oratorien de Saint-Pé le tenait de la propre bouche du P. de Condren, que lui-même l'avait appris de celle de l'abbé de Foix, et qu'Amelotte racontait ce fait comme étant la raison pour laquelle le P. de Condren avait rompu avec Saint-Cyran. Il dit enfin tenir du P. Des Mares lui-même que le P. de Condren, quinze jours avant sa mort, l'avait exhorté à ne point s'attacher à cet abbé, eo quod crederet concilium Tridentinum non fuisse nisi cœtum scholasticorum et politicorum. Saint-Cyran l'a nié : qu'importe ? Ne connaissons-nous pas sa théorie de la catachrèse et de la tromperie appliquée comme remède à certaines

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