III
persécuteurs de l'Église, qui ont tant répandu du sang des chrétiens, ne se sont avisés d'une si étrange persécution. Il veut faire ôter les enfants et les faire élever en l'hérésie, pour faire finir la religion catholique en la personne de leurs pères. Notre- Seigneur ne le permettra pas, comme nous avons sujet de l'espérer, m
£t cependant, à la même date, il ouvrait l'oreille à une proposition du cardinal Bagni d'envoyer deux prêtres séculiers et Français pour visiter les Missionnaires des divers ordres en Irlande et en Ecosse, pour y prendre connaissance du nombre et de l'état des catholiques, et chercher les moyens d'y conserver et d'y accroître la foi. Le cardinal lui laissait le choix de ces deux ambassadeurs. Vincent était embarrassé pour trouver de tels hommes ; et d'ailleurs, il voulait savoir auparavant si l'invitation lui venait de la Propagande ^ On ignore si ce projet eut des suites. 11 est plus probable que la violence de la persécution força d'y renoncer.
Mission d'Ecosse. — Missions des lies Britanniques
jusqu'à no3 jours.
Pendant que Dermot Guy convertissait les Hébrides, Francis Whyte travaillait tantôt sur les côtes occidentales, tantôt sur les montagnes d'Ecosse, au milieu de dangers plus grands encore, et, du reste, avec les mêmes souffrances et les mêmes snpcès. De temps en temps il fit quelques excursions dans les plaines de l'Est. Ainsi, en 1654, avec le Père William Grant, jésuite, et Thomas Lumsdeo, prêtre séculier, il assista aux derniers moments du marquis de Huntly, le grand protecteur des catholiques dans le nord de l'Ecosse.
Le bruit en vint aux oreilles des ministres, qui, craignant de se voir ravir ce pays, recoururent à Gromwell. Les édits