LES ORIGINES DE SAINTE-BEUVE
I. — Gomme quoi Sainte-Beuve ignorait ses origines. — Sa correspondance à ce sujet avec le maire de Moreuil. — L'étymologie du nom de Sainte-Beuve. — Les Sainte-Beuve en Normandie au xi* siècle. ~ On les rencontre en Picardie au xiv« siècle. — Famille de chevaliers. — Le docteur Jacques de Sainte-Beuve appartenait à la branche normande, et l'auteur des Lundis à la branche picarde. — Souche commune. — Les Sainte-Beuve de Moreuil. — Documents nouveaux et inédits. — Comment le père de Sainte-Beuve entra dans les octrois à Boulogne-sur-Mer. — • La maison de la rue du Pot-d'Etain, à Boulogne, et Marie-Thérèse- de Sainte-Beuve. — Premier projet de mariage du père de Sainte-Beuve. — Il épouse le 21 mars i8o4 Augustine Goilliot. — 11 meurt subitement le 4 octobre suivant.
II. — Sainte-Beuve avait le droit de porter la particule. — Omission à ce sujet sur les registres de l'état civil. — Son extrait de naissance. — Caractère de Sainte Beuve. — Physiquement il ressemblait à sa mère, et moralement à son père. — Son père était un humaniste distingué. — Son culte pour Homère et Virgile. — En politii^ue il
était modéré. — L'auteur des Lundis lui avait pris son écriture et jusqu'à sa signature. — Un ALmanach des Muses annoté de la main de son père. — Ses Réflexions et jugements publiés par M. Morand. — Quelques-unes de ces Réflexions. — Vers que son fils lui consacre dans les Pensées d'août. ÎIJ. — La mère de Sainte-Beuve et sa tante paternelle. — Toute son enfance se passa entre ces deux femmes. — Précocité de Sainte- Beuve. ~ La pension Blériot. — Grise de mysticisme aux approches de la première communion. — Les premières lettres de Sainte- Beuve à l'abbé Barbe, à son arrivée à Paris (1818). — Sa mère l'y rejoint en 1823. — Ses souvenirs littéraires de Boulogne; Le Saçe, Feramus, Leuliette, etc. — La maison de sa mère et ses démêlés avec les demoiselles Forestier. — Gomme quoi il ne revit jamais sa ville natale — Hommage qu'elle lui rendit après sa mort. — P. S.
— Sainte-Beuve aimait-il sa mère? Une fausse légende.