‹ Sainte-Beuve et ChampfleuryChapitre 19 sur 44 · Monsieur de Boisdhyver · texte numérisé non relu

Monsieur de Boisdhyver

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suis parti pour Vichy fort tourmeuté. Là j'ai retrouvé le vrai public, des gens de Bayeux même S de vieilles dames bien élevées qui reconnaissaient Me'" Olivier d'Évreux, et qui s'intéressaient vivement au livre; mais ce dont je suis étonné, c'est qu'ayant la conscience d'avoir fait d'énormes progrès, d'avoir étudié plus profondément les caractères, et mieux enchaîné mon roman, les Bourgeois de MoUnchart resterontcomme un livre plus amusant. A la grande préoccupation de mes confrères, je m'aperçois cependant que le livre a porté coup.

Les eaux de Vichy ne m'ont pas fait grand bien; je les digérais mal et elles m'irritaient à tel point que j'ai été obligé de me purger, m'étant trouvé à peu près mal dans la rue !

Il y a, d'ailleurs, dans la vie qu'on mène à table d'hôte, mille choses qui contrarient le régime des eaux que personne ne suit. C'est une nourriture considérable, échauffante, des pâtisseries, etc., que je ne comprends pas qu'on puisse digérer. En outre j'avais mes épreuves à corriger, je travaillais un peu, j'étais fort inquiet et la recommandation des médecins est de ne rien faire absolument que de s'amuser.

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