‹ Sainte-Beuve et ChampfleuryChapitre 21 sur 44 · Max Buclion · texte numérisé non relu

Max Buclion

2. Le Figaro, 10 juillet 1856. Lettre à M. Veuillot sur Monienr de Boisdhyver ; et, 7 août, Encore quelques mots à pro^ oos de Monsieur de Boisdhyver.

a bien des gens de connaissance. Je ne regrette qu'une chose, c'est d'avoir donné pour titre : la Succession Le Camus ; car je croyais tous les Le Camus morts. A part cela, je ne vois rien de choquant pour Laon ; mais si les Bourgeois de Molichart ont fait du tapage, celui-ci est bien autrement réel, comme avidité d'héritiers.

Encore une fois je pars, car je ne respire pas à Paris, et j'ai plus souffert des nerfs et des intestins que jamais depuis mon retour de Vichy. Je vais à Besançon, à Salins' et à Montbéliard. Dans cette dernière ville, j'espère étudier des mœurs curieuses : un pays moitié catholique, moitié protestant, avec des usages français et alsaciens.

Si j'étais sûr de mon corps, j'irais passer Tautomne et l'hiver en Algérie, pour y étudier les Arabes et principalement les militaires.

Il serait temps de sortir de la bourgeoisie pour prendre l'armée, la finance, le grand monde. Voilà ce qui m'inquiète le plus ; mais j'aurais besoin de grandes études et de repos, car il m'est difficile d'étudier en travaillant sans cesse.

Page 1