DEUTERONOME, CHAPITRE XXXII
biscum, semper contentiose egistis contra Dominum : quanto magis eum mortuus fuero ?
28. Congregate ad me omnes majores natu per tribus vestras, atque doctores, et loquar audientibus eis sermones istos, et invocabo contra eos eclum et terram.
29. Novi enim quod post mortem meam inique agetis, et declinabitis cito de via , quam præcepi vobis : et oceurrent vobis mala in extremo tempore , quando feceritis malum in conspectu Domini , ut irritetis eum per opera manuum vestrarum.
30. Locutus est erzo Moises , audiente universo ecetu Israël, verba carminis hujus, et ad finem usque complevit.
avez toujours murmuré contre le Seigneur : combien plus quand je serai mort ?
28. Rassemblez tous les anciens de chaque tribu et les docteurs, et je leur dirai ees paroles, et j'invoquerai contre eux le ciel et la terre.
29. Car je sais qu'après ma mort vous agirez dans l'iniquité , et que vous vous détournerez promptement de la voie que je vous ai prescrite ; et à la fin les maux viendront au-devant de vous, quand vous aurez fait le mal en présence du Seigneur , et que vous l'aurez irrité par les œuvres de vos mains.
30. Moïse prononca done, en présenee de tout le peuple d'Israël, les paroles de ce cantique, et le récita jusqu'à la fio.
Derniéres instructions de Moise.
« Ce chapitre et les suivants, dit Mésenguy , contiennent les dermiéres instructions de Moïse au peuple hébreu. C'est le testament d'un pére qui, sachant que sa mort est proche, emploie les dernières heures qui lui restent à donner de salutaires avis à ses enfants. H leur remet devant les yeux les bienfaits de Dica, les miracles qu'il a faits en leur faveur, les lois qu'il leur a données; il les exhorte à le craindre , à l'aimer, à lui garder une fidélité inviolable; leur promet toutes sortes de biens, s'ils le servent, et leur annonce les plus effroyables malheurs, s'ils viennent à l'abandonner. Enfin, il leur parle partout avec Ja tendresse d'un pere, le zele d'un fidele ministre du Seigneur, et la lumiere d'un prophète, Je ne sais s'il y a aucune partie plus lumineuse et plus touchante que celle-ci, et sur laquelle le lecteur ait moins besoin qu'on lui suggère des réflexions, »
Fonction des lévites.
Sacerdotibus filiis Levi qui portabant arcam fæderis Domini. Les Septante lisent comme la Vulgate. On attribue ici aux prétres une fonction qui, comme on a vu ailleurs , était propre aux lévites, savoir : de porler l'arche d'alliance; mais on peut répondre que les lévites portaient l'arche dans les marches du désert, et dans les occasions qui n'avaient rien de solennel et d'extraordinaire : par exemple, au passage du Jourdain, et en faisant le tour des murailles de Jéricho, et comme l'arche se portait alors découverte, c'étaient les prétres qui la portaient.
Sagesse des livres saints.
Les incrédules ne cessent de diriger leurs attaques contre quelques expressions des livres saints, qui semblent attribuer à Dieu des passions humaines, Mais ces expressions sont de: métaphores indispensables pour se faire entendre, surtout de la géneralité des hommes à laquelle ces livres sont adressés. Leur veritable scus est suffisarunent jnterprété par les idées que présentent d'autres passages positifs qui repousseut les idées que les premieres expressions semblaient d'abord consacrer, Il serait impossible à l'homme de parler jamais de Dieu, à Dieu méme de parler de lui, s'il n'abaissait sa graudeur au niveau de l'imperfection de nos idées et de nos langues, !
Cantique de Moïse.
Nunc itaque seribite vobis canticum istud , et docete. filios Bsracl. Ces paroles s'adressent à Moïse et à Josué : Dieu leur ordonne de mettre par écrit le cantique rapporté au chapitre xxxi: de ce livre, puis de l'apprendre aux enfants d'Israël, La suite de la narration de Moïse insinue que Dieu dieta lui-même dans le tabernacle, à Moise el à Josué, le cantique dont il est question; mais comme il est très-ordinaire, dans le style de l'Écriture-Sainte , d'attribuer à Dien comme cause inmediate ce qui se fait dans la vue de lui plaire, on peut fort bien penser que Moïse composa lui-m éme ce cantique que Dieu lui ordonna d'apprendre aux Israclites.