Stante procul sorore ejus , et considerante eventum rei
5. Ecce autem descendebat filia Pharaonis ut lavaretur in flumine : et puella? ejus gradiebantur per crepidinem alvei. Quæ cüm vidisset fiscellam in papyrione ", misit unam e famulabus suis : et allatam,
6. Aperiens*, cernensque in ea parvulum vagientem , miserta ejus, ait: De infantibus Hebræorum est hic.
7. Cui soror pueri : Vis, iuquit, ut vadam, et vocem tibi mulierem Hebræam, qui nutrire possit infantulum ?
8. Respondit : Vade. Perrexit puella, et vocavit matrem suam.
9. Ad quam locuta filia Pharaonis : Accipe , ait, puerum istum, et nutri mihi : ego dabo tibi mercedem tuam. Suscepit mulier , et nutrivit puerum : adultumque tradidit filie Pharaonis.
10. Quem illa adoptavit in locum filii , vocavitque nomen ejus , Moises *, dicens : Quia de aquá tuli eum.
11. In diebus illis postquam ereverat Moises, egressus est ad fratres suos : viditque afflictionem eorum, et virum Ægyptium percutientem quemdam de Hebræis fratribus suis.
X x. Ces mots, post hac, ne'sont point dans l'hébreu; ils fixent l'époque, non du mariage d'Amram, mais de la naissance de Moïse, Le mariage d'Amram avec Jocabed précéda la persécution excitée contre les Hébreux, puisque Aaron, frère ainé de Moïse, fut nourri par ses parents sans aucune contradiction. D'après les rabbins, il serait ici question du second mariage d'Amram avec Jocabed. Ils s'étaient quittés à la première publication de l'edit du roi.
Ibid. Hébr. litt. : « Un homme de la maison de Lévi s'en alla prendre une fille de Lévi, » c'est-à-dire une fille de cette famille.
X 5. Le mot hébreu} traduit ici dans la Vulgate par papyrione, est le méme qui est traduit au verset 3 par carecto ; d'autres le rendent par junceto ; d'autres par arundineto. Sacy a préféré ce dernier sens dans sa traduction ; Dom Calmet et Carricia l'ont conservé,
1. Aprés cela, un homme de la maison de Lévi sortit et prit une femme de sa tribu ;
2. Laquelle concut et enfanta un fils; et, voyant qu'il était beau, elle le eacha durant trois mois.
3. Mais ne pouvant le cacher plus longtemps, elle prit une corbeille de jone, et, l'ayant enduite de bitume et de poix , elle y placa l'enfant, et l'exposa parmi les roseaux de la rive du fleuve,
4. La sœur de l'enfant se tenant au loin, et considérant ce qui allait arriver,
5. Or, voilà que la fille de Pharaon descendait pour se baigner dans le fleuve, et ses compagnes marchaient avec elle sur le bord de l'eau; et, quand elle eut vu la corbeille parmi les roseaux , elle envoya une de ses femmes,
6. Et, ouvrant la corbeille qu'on lui apportait, et voyant l'enfant qui pleurait, elle eut pitié de lui, et dit: C'est un enfant des Hébreux,
7. La sœur de l'enfant s'approcha : Voulez-vous, ditelle, que j'aille appeler une femme des Hébreux qui puisse nourrir ce petit enfant?
8. Et elle lui répondit : Va. La jeune fille alla et appela sa. mére.
9. La fille de Pharaon dit à la mère : Prends cet enfant et nourris-le moi, et je te donnerai ton salaire. La femme recut l'enfant et le nourrit. Et quand l'enfant fut grand, elle l'amena à la fille de Pharaon ,
10. Qui l'adopta pour son fils, et lui donna le nom de Moïse, disant : Parce que, dit-elle, je l'ai sauvé des
"eaux
11. Or, en ce temps, après que Moïse fut devenu grand, il alla vers ses frères et il vit leur affliction, et un Égyptien frappant un Hébreu d'entre ses frères.
Le texte sacré ne dit pas le nom de celte princesse, que Josèphe ( Ant., liv. IT, ch. tx) nomme Thermutis,
À 6. Samar. autr, : « Et elle prit ce panier, elle l'ouvrit, et elle vit l'enfant; cet enfant eriait, et la fille de Pharaon en eut compassion. »
X 10. Il semble que Moise veuille tirer l'étymologie de son nom d'un verbe hébreu qui signifie tirer, sauver ; ce verbe pouvait alors être usité en ce sens dans la langue égyptienne, ou Moïse a voulu simplement faire allusion au nom qu'on lui donna en égyptien. La plupart des anciens reconnaissent que mo ou moy signifie, en égyptien, de l'eau; et l'abbé Renaudot pense que Moy-s signifiait, en égyptien , tiré de l'eau. Le P, Houbigant croit, d'après l'historien
Josèphe, que Moy-ses , en égyptien, signifie sauvé de l'eau. |
12. Cümque cireumspexisset hue atque illuc, et nullum adesse vidisset, percussum Ægyptium abscondit sabulo.
13. Et egressus die altero conspexit duos Hebræos rixantes : dixitque ei qui faciebat injuriam : Quare per- Cutis proximum tuum ?
14. Qui respondit : Quis te eoustituit principem et judicem super nos? num occidere me tu vis, sicut heri occidisti Ægyptium? Timuit Moises, et ait : Quomodo * palàm faetum est verbum istud ?
15. Audivitque Pharao sermonem hune , et quærebat occidere Moïsen : qui fugiens de conspectu ejus, moratus est in terra Madian, et sedit juxtà puteum.
16. Erant autem sacerdoti Madian septem filize * , quæ venerunt ad hauriendam aquam: et impletis canalibus adaquare cupiebant greges patris sui.
17. Supervenére pastores , et ejecerunt eas: surrexitque Moises, et defensis puellis, adaquavit oves earum.
18. Qui cüm revertissent ad Raguel patrem suum, * dixit ad eas : Cur velociüs venistis solitó ?
19. Responderunt : Vir Ægyptius liberavit nos de manu pastorum : insuper et hausit aquam nobiscum , potumque dedit ovibus.
20. At ille : Ubi est? inquit. Quare dimisistis homi- . nem? vocate eum ut comedat panem.