‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 309 sur 1035 · Les enfants d'Oziel : Misaël et Élisapham, et Séthri · texte numérisé non relu

Les enfants d'Oziel : Misaël et Élisapham, et Séthri

23. Aaron prit pour femme Élisabeth, fille d'Aminadab, sœur de Nahasson, laquelle lui enfanta Nadab et Abiu, et Éléazar et Ithamar.

24. Les enfantsde Coré : Aser et Elcana , et Abiasaph; ce sont là les familles des Corites,

25. Mais Éléazar, fils d'Aaron, prit une femme parmi les filles de Phutiel , laquelle lui enfanta Phinée ; ce sont là les chefs des familles de Lévi selon leurs générations.

26. Aaron et Moise sont ceux à qui le Seigneur commanda de retirer les enfants d'Israël de la terre d'Égypte, selon leurs tribus.

27. Ce sont eux qui parlèrent à Pharaon, roi d'Égypte, pour faire sortir les enfants d'Israël d'Égypte, Moïse et Aaron *,

28. Au jour que le Seigneur parla à Moise en la terre d'Égypte * ;

29. Le Seigneur dit à Moise : Je suis le Seigneur; fais connaftre à Pharaon , roi d'Égypte, toutes les paroles que je t'ai dites.

30. Et Moïse dit en la présence du Seigneur : Voici que j'ai la parole embarrassée : comment Pharaon m'écoutera-t-il ?

X* 17. Hébr. « Tels furent Aaron et Moïse. »

X 38. Hebr. : « Lors done que le Seigneur donna ses ordres à Moise dans l'Égypte, le Seigneur parla à Mouse et lui dit... = Moïse reprend ici la narration qu'il avait commencée au verset 1o, et qu'il avait interrompue au verset 14.

Remarque particulière sur le mot Adonai.

Et nomem meum Anowaï non indicaei eis,

* Le terme Adonai signifie proprement mes seigneurs au pluriel, comme doni signifie mon seigneur an singulier, Les Juifs qui, par respect ou par superstition, ne prononcent pas le nom de Jehovah, lisent à sa place Ædonaï lorsqu'ils rencontrent Jéhovah dans le texte hébreu; mais les anciens Juifs n'avaient pas cette délicatesse : il n'y a aucune loi qui leur défende de prononcer le nom de Dieu. »

Un autre commentateur dit que le mot ÆAdonaï est mis ici au lieu de celni de Jéhosah, que l'auteur de la Vulgate, à l'exemple des Septante, n'a pas osé mettre dans sa version par respect,

» Les Grecs, dit Bergier, ont aussi mis le nom Ædonaï à tous les endroits où se trouve le nom de Dieu. Le mot Ædonaï est tiré de la raciue don, qui, dans toutes les langues, signifie élévation, grandeur, au propre et au figuré; les Grecs l'ont traduit par Curios, et

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les Latins par Dominus. Il s'est dit aussi quelquefois des hommes , comme dans ce verset du psaume 104, Coustituit eum. Dominum domus ste, en pârlant des honneurs auxquels Pharaon éleva Joseph.»

Suivant un auteur moderne, Jénovau correspond exactement au Svayambkoii des brachmanes, C'est la plus haute idée que l'homme puisse exprimer de la Divinité; elle est parce qu'elle est. Dieu a un être; cet être est la plénitude de toutes les existences; il est «ubstance, renfermant dans sa pensée les mondes, expressions du verbe divin. C'est là le sens attaché à ce mot de l'être existant par luimème, qu'on retrouvé chez la plupart des antiques nations orientales ; nulle exclamation ne saurait exprimer une idée semblable,

Dom Calmet approuve une interprétation du verset 3 de ce chapitre v1 de l'Exode, laquelle est assez naturelle, mais excluerait la révélation du nom Jéhovah faite à Moïse pour la premiere fois. 11 croit donc qu'on peut expliquer ainsi ce verset : « Abraham, Isaac et Jacob m'ont connu; mais ils ne m'ont pas connu parfaitement. Dans l'Écriture, continue ce Pére, connaitre quelqu'un par son nom, signifie le connaitre parfaitement. »

L'EXODE, CHAPITRE VII

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