‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 569 sur 1035 · Prenez donec garde qu'elle ne vous rejette ainsi · texte numérisé non relu

Prenez donec garde qu'elle ne vous rejette ainsi

de Moloch.

Ÿ 23. Hébr. : « Car c'est une monstruosité, »

X 26. Wéhr. lt, : Custuodietis autem vos, Ce vos n'est pas dans le samaritain ; il parait être mis ici en opposition avec les peuples dont il vient d'être parlé : « Pour vous, gardez mes lois, etc.»

COMMENTAIRE

paria feceritis , sicut evomuit * gentem , quz fuit ante vos.

29. Omnis anima, quæ fecerit de abominationibus his quippiam , peribit de medio populi sui.

30, Custodite mandata mea. Nolite facere quie fecerunt hi qui fuerunt ante vos, et ne polluamini in eis. Ego Dominus Deus vester.

X 28. Hébr. autr. : « Comme elle en aura rejeté, »

quand vous commettrez des choses semblables , de méme qu'elle a rejeté Ia nation qui était avant vous.

29. Quiconque commettra l'une de ces abominations , sera exterminé du milieu de son peuple.

30. Gardez mes commandements. Ne faites pas les choses que ceux qui ont été avant vous ont faites; ne vous souillez pas par elles : car je suis le Seigneur votre Dieu.

COMMENTAIRE

Des mariages incestueux.

Les mariages ineestueux étaient communs parmi les Égyptiens , les Chananéens, les ancieas Perses, les Indiens, les Arabes et autres peuples de l'Orient, Ces mariages sont un renversement monstrueux de l'ordre de la nature. Mahomet lui-méme, tout impure qu'était sa morale, n'a pu s'empécher de les proscrire dans le chapitre quatrième de son Coran.

Pourquoi ces mariages furent-ils permis dans les premiers temps?

Les mariages entre frères et sœurs sont aujourd'hui défendus en vue du bien public, au lieu qu'ils ont et permis dans les premiers siècles du monde, dans la même vue, Ils étaient alors nécessaires pour lx propagation du genre humain, et pour faire naître ce grand nombre de familles que la raison tâche aujourd'hui de conserver, en défendant ces sortes de mariages.

Des sacrifices humains.

Selon une tradition hébraïque , Moloch était une idole de bronze qui avait la téte d'un veau, et le reste du corps d'un homme. Revêtue des marques rovales, et assise sur un trône, elle tendait les bras pour y recevoir les enfants qu'on lui présentait , et qui étaient bientót consumés par le grand feu qu'on pratiquait aussitót en dedans de la statue.

« Cet horrible usage, dit Porteus , avait lieu dans plusieurs contrées du monde paien à un degré presque ineroyable, et subsiste encore dans beaucoup de pays sauvages où le ChristianismeYn'a pas encore pénétré. Il y a des preuves inconstestables que ces sacrifices ont existé chez les Égyptiens, les Syriens, les Perses, les Phéniciens, et mème chez toutes les différentes nations de l'Orient,

« Les sacrifices humains subsistent encore parmi les Indous, On

donne la mort en différentes manières dans leurs rites sacrés : les parents sacrifient leurs enfants à Guenga. Les hommes et les femmes se noient eux-mêmes dans les endroits de cette rivière qui ‘ont réputés sacrés. Ils se dévouent volontairement à la mort, en se jettant de leur propre mouvement sous les roues du char qui promène en pompe leurs divinités, Les veuves se brülent ou s'enlerrent toutes vives avec leurs maris morts, Feu M. Williams Chambers, connu par son érudition, a calculé que le nombre des femmes qui se dévouent ainsi tous les ans dans les seules parties du nord de l'Indoustan ne va pas à moins de 10,000,

« Voilà pourtant le tableau de la nature humaine, quand la grâce ne l'a pas domptée, et de cette raison dont l'homme est si fier; c'està-dire de la religion naturelle, ou, comme on l'appelle aujourd'hui par courtoisie, de la philosophie, quand elle est privée des secours de la révélation! Et quel sentiment profond de reconnaissance ce tableau ne doit-il pas imprimer dans nos cœurs pour les obligations infinies que nous avons à l'Évangile, qui nous a délivré de cette dernière abomination , ainsi que d'une foule d'autres cruautés et de crimes que nous eût inspirés le paganisme? Partout où l'astre bienfaisant du Christianisme a fait poindre sa lumière, dés ce moment méme le démon ténébreux de la superstition a disparu. Les sacrifices humains sont inconnus dans le monde chrétien, et le pays que nous habitons n'est plus souillé de sang. »

Des crimes d'impureté.

Rien n'est plus digne de la justice éternelle que d'anéantir , d'effacer de la terre, si j'ose me servir de cette expression, un vice qui détruit les empires dans leurs sources, dégrade les êtres , affaiblit et diminue la population, détourne, avilit les affections les plus tendres, et blesse à la fois les sentiments de la nature et tous les principes de la société, des mœurs et de la vertu. Peribit de medio populi sui. Quelques-uns entendent ces mots de l'excommunicatiun ; pour moi je l'entendrais de la mort naturelle ; en effet, il n'est pas probable que Dieu n'ait ordonné que la peine de l'excommunication contre ceux qui tombaient dans les désordres qui sont défendus dans ce chapitre.

LÉVITIQUE, CHAPITRE XIX

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