Et que celle-ci ne devienne pas comme les morts
X 12- Hébr. autr, : « Et que celle-ci ne devienne pas comme un enfant mort dont la moitié de la chair est déjà consumée, lorqu'il sort du sein de sa mére. »
projicitur de vulva matris suz*: ecce jam medium carnis ejus devoratum est a lepra.
13. Clamavitque Moises ad Dominum , dicens : Deus , obsecro , sana eam.
14. Cui respondit Dominus : Si pater ejus spuisset in faeiem illius , nonne debuerat saltem septem diebus rubo- . re suffundi ? Separetur septem diebus extra castra, et postea revocabitur.
15. Exclusa est itaque Maria extra enstra septem diebus: et populus non est motus de loco illo , donec revocata est Maria.
NOMBRES, CHAPITRE XII
ou comme l'enfant qui est jeté hors du sein de sa mère: voilà déja la, moitié de sa chair qui est dévorée par la lèpre.
13. Or, Moïse eria vers le Seigneur, disant : O Dieu, je vous conjure, guérissez-la,
14. Le Seigneur répondit : Si son père lui eût crache au visage, n'eüt-elle pas été dans la confusion au moins durant sept jours? Qu'elle soit séparée pendant sept jours hors du camp, et apres on la rappellera.
15. Marie fut done éloignée du camp pendant sept jours; et le peuple ne quitta point ce lieu, jusqu'a ee que Marie fát rappelée.
COMMENTAIRE
De la feme de Moise.
Locutaque est Maria, et Aaron contra Moisan propter urorem ejus Æthiopissam. Ce verset nous apprend que Marie, sœur de Moise, et Aaron, laissérent échapper quelques plaintes contre Moise, au sujet de la femme de ce législateur, c'est-à-dire apparemment au sujet de Séphora (que la Vulgate, apres les Septante, nomment Æthio. pienne ; mais Le Clerc a traduit, suivant l'hébreu , chusitidem , eestà-dire madianitidem , comme il l'explique dans ses notes. En effet, dom Calmet dit que le pays de Madian était eompris dans ce que l'Ecriture nomme Ze pays de Chus, que la Vulgate traduit ordinairement par l'Ethiopie après les Septante). Mais en vain voudrait-on connaitre la cause de ees plaintes d'Aaron et de Marie contre leur frère , à l'oecasion de Séphora , puisque le teste sacré ne le marque point.
Quelques-uns présument que celle-ci se glorifiait des faveurs que Dieu faisait à son mari.
« Dans ce verset, dit dom Guérard, la Vulgate appelle Éthiopienne la femme de Moïse, et Madianite dans l'Exode ( rrr, 1). Pour accorder ces deux passages, il faut savoir quil y a deux Éthiopies, l'occidentale, au delà de l'Égypte dans l'Afrique, qu'on nomme #busija, et l'Orientale, qui s'appelle l'Arabie, Ainsi la femme de Moise,
qui était la fille de Jéthro, est appelée Éthiopienne, à cause que Madian, di elle était, est compris dans l'Éeriture sous l'Éthiopie orientale ( Abac., 111 , 7 ; Theod, S, Aug.) , et elle est appelée Madianite, parce que c'est le lieu de sa naissance. Par là il parait que Josephe se trompe quand il dit que Moise, étant en Égypte, ütla guerre aux Éthiopiens, qu'il les vainquit et qu'il épousa la fille du roi d'Éthiopie ( Anliq., lib. II, eap. x). »
Marie frappée de la lèpre.
* On, la nuée qui était sur le tabernacle se retira : et voilà que Marie fut couverte d'une lépre semblable à la neige. «
C'est-à-dire , suivant le sens qui me parait le plus naturel, la nuér se retira sur le sanetuaire, qui était sa place ordinaire ; car, comme il parait par le verset. 5 de ce chapitre, elle s'était avancée jusqu'au devant du tabernacle , afin que l'ange pût parler à Aaron et à Moïse en cet endroit.
Marie se trouva frappée de lepre em punition de ses plaintes contre Moïse, et par un miracle, comme l'insinue le texte sacré; mais, à la priere de Moïse, Marie fut guérie de sa lépre au bout de sept jours qu'elle demeura hors du camp par l'ordre de Dien (14).