‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 734 sur 1035 · Furent frappés et moururent devant le Sceigneur · texte numérisé non relu

Furent frappés et moururent devant le Sceigneur

38. Mais Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jéphoné, survécurent seuls de tous ceux qui étaient allés visiter la terre.

39. Or, Moise raconta ces paroles à tous les enfants d'Israël , et le peuple en fut contristé,

40. Et voilà que, se levant de grand matin, ils montérent sur le sommet de la montagne, et dirent : Nous sommes prêts à monter au lieu dont le Seigneur a parlé, car nous avons péché.

41. Et Moïse leur dit : Pourquoi transgressez-vous le commandement du Seigneur ? cette transgressión vous sera funeste.

42. Ne montez point, car le Seigneur n'est pas avec vous; de peur que vous ne succombiez en la présence de vos ennemis.

43. Les Amalécites et les Cháflincens sont devant vous, et vous tomberez sous leur glaive, paree que vous n'avez pas voulu obéir au Seigneur, et le Seigneur ne sera point avec vous.

44. Mais eux, frappés d'aveuglement , moptérent sur le sommet de la montagne, l'arche d'alliance du Seigneur ni Moise ne sortirent point du camp.

4s. Les Amalécites et les Chananéens qui habitaient la montagne descendirent, et, les ayant frappés et dispersés, ils les poursuivirent jusque dans Horma.

quand je me retire de vous.

X 40. Le samaritain ajoute ici une phrase.

Ÿ 44. Hébr. : « Ils eurent la présomption de monter. »

468 NOMBRES, CHAPITRE XV

Quels sont ceux qui furent exclus de la terre promise?

L'opinion commune suppose comme certain, qu'en exécution de la sentenee prononcée dans ce chapitre par la bouche de Dieu mème, de tous les Israclites, depuis vingt ans et au-dessus, qui sortirent de l'Egypte, il n'y en eut aucun qui entrát dans la terre promise et qui ne mourüt dans le désert, à l'exception tontefois de Josue et de Caleb; mais l'opinion commune est en ce point, comme en bien d'autres , entierement erronée. Le texte sacré n'interdit dans ce chapitre l'entrée de la terre promise qu'aux seuls Israéhtes qui avaient murmure contre Dien ; qui tentaverum me, nec obedierunt oci mec (i 22), qui murmurastis contra me (Y 29). Or, il est trés-probable qu'il y eut d'autres Israélites que Josué et Caleb qui n'eurent pas de part au murmure. En vain opposerait-on ces paroles du verset 1 de ee chapitre, aociferanr omnis turba, qui semblent dire que tous les Israélites , sans exception, murmurèrent contre le Seigneur; car le mot tous en cet endroit signifie seulement um grand nombre, conformément à la manière commune de s'exprimer.

VERSETS 29 et 30.

Jusqu'où s'étendait la sentence divine.

Voilà, ce me semble, des exceptions trés-marquées à la sentence que l'opinion commune a rendue, mal à propos, si générale. Le texte sacré ne soumet à cette sentence que ceux qui avaient plus de vingt ans, et avaient été compris dans le dénombrement dont il est parlé ci-dessus. Or, combien de personnes ne furent pas comprises dans ce dénombrement! Les prétres et les lévites spécialement n'y furent pas compris, douc ils ne furent pas soumis à la sentence; et, en effet, n'est-il pas certain qu'Éléazar, fils d'Aaron, entra dans la terre promise,

Je crois done que la sentence que Dieu prononce dans ce cha-

pitre comtre les Israclites ne regarde que les dix espions qui avaient porté le peuple au murnigre, et les Israélites en âge de porter les armes qui s'étaient luisse aller à murmurer cogtre Dieu. Ainsi je n'y soumettrai ni les lévites, ni les prétres, n&les femmes, ni méme ceux d'entre les Isrsélites en âge de porter les armes qui ne murmurérent point contre Dieu.

Mais, dira-t-on , pourquoi Dieu ne prononce-Lil sa sentence que contre les Israélites en âge de porter les armes? parce que ceux-là s'étaient probablement le plus déclarés contre la conquéte du pays de Chanaan, qui étaient spécialement chargés du soin de l'entreprendre. Or, ce soin regardait ceux qui élaient en âge de porter les armes, à l'exception dés prètres etzdes lévites.

Prater Caleb et Josue, Yl est évident, par la suite de ce chapitre, que cette exception faite en faveur de Caleb. et de Josué n'est pas relative à toule la multitude des Israélites en âge de porter les armes , comme semble l'insinuer le texte sacgé, mais aux espions qui avaient été examiner la terre de Chanaan par l'ordre de Moïse. »

Ils ne moururent point de mort subite.

Ils furent frapgés et mo t devant le Sergneuf, »

C'est-à-dire « ils moururent L. le cours défquararffié années que les Israëlites passérent dans le désert depuis la sortie d'Égrpte; = et cela en exécution. de la sentence que Dieu prononça contre eux et contre un grand nombre d'Israélites.

Plusieurs commentateurs , multiphant ici le miraculeax saus nécessité , veuléht trouver dans ce verset 37 une mort subite, dont Dieu frappa en méme temps les dix espions incredules et séditienx , le jour méme qu'il prononca contre les Israelites"murmurateurs la sentence rapportée dans cc chapitre.

La Vulgate porte : Mortui sunt atque. percussi in conspectu. Domini. Ce que le Père de Carrjeres a traduit ainsi : « Ils moururent dans le désert, ayant été frappés par le Seigneur. » w

EEE!

à CHAPITRE XV.

Dieu prescrit combien de farine et de liqueur on doit offrir avec les sacrifices d'animaux, ll ordonne de donner aux lévites les prémices du pain. Expiation des péchés d'omission et d'ignorance. Punition d'un homme qui amassait . du bois le jour du sabbat.

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