‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 794 sur 1035 · Dixit ei Balaam : Ædifica mihi hle septem aras · texte numérisé non relu

Dixit ei Balaam : Ædifica mihi hle septem aras

et para totidem vitulos , ejusdemque numeri arietes. 30. Fecit Balac ut Balaam dixerat : imposuitque vitulos et arietes per singulas aras.

29. Balaam lui dit : Élève-moi ici ept autels , et prépare autant de génisses et autant de béliers.

30. Balac fit comme Balaam lui avait dit, et il placa une génisse et un bélier sur chaque autel.

COMMENTAIRE

Conduite de Balaam.

Ce passage suppose, ce me semble, que Ralaam appercevait tout le camp d'Israël dans le premier poste où l'avait conduit Balac. Ce dernier, voyant que Balaam bénissait Israël, au lieu de le maudire, s'imagina peut-être que le grand nombre des Israëlites l'avait étonné et avait provoqué ses bénédictions; il le conduisit donc dans um autre lieu d’où il ne pát voir qu'une partie du camp des Israélites,

VERSET 22, Signification du mot hébreu réem.

La Vulgate dit & celle du rhinocéros, Les interprètes ne sont pas d'accord sur la veritable signification du mot hébreu réem, qu'on trouve en cet endroit de l'Écriture et en plusieurs autres. La Vulgate, Le Clerc ct les Septante, l'ont. chacun interprété différemment. Au reste, on peut observer ici en passant que les savants n'avancent que des conjeclures tres-arbitraires sur nu grand nombre d'animaux dont parle l'Écriture, et qu'ainsi on s'eflorcerait en vain de rechercher leur nature,

Mépris des Israélites pour les devins.

Non est augurium in Jacob. On donne à cé verset divers sens. Celui-ci, qu'ont adopté les Septante, a. aussi été suivi par Le Clerc. * Les Israëlites n'ont que du mépris pour l'art trompeur des devins et des augures, si acerédité chez les autres peuples; ils ont sur eux cet avantage, que Dieu leur apprend par Moise, et leur apprendra dans la suite, par ses prophètes, ce qu'il doit faire en leur faveur, » Mais cette interprétation ne me parait pas boune , j'aimerais mieux celle-ci : « Il n'est devin qui puisse nuire à Israël ; et on racontera, dans les siècles à venir, les merveilles que le Seigneur a faites en sa faveur. » Au reste, il ne faut pas conclure de ces paroles que Balaam employait actuellement l'art trompeur des augures et des devins contre Israël; car il est certain qu'il ne s'adressa dans toute celte histoire qu'au vrai Dieu, qu'il adorait comme les Israélites; mais, ce qui lui donne lieu de dire les paroles rapportées au commencement de ce verset 23, c'est qu'apparemment Balac, ennuvé de ce qu'il ne pouvait déterminer Balaam à maudire Israel , lui parut avoir envie d'employer contre eux les ressources des devins moabites et madianites.

On peut aussi, el c'est le sens le plus naturel, entendre le commencement du verset 23 de ce chapitre, non de divinations profanes, mais des sacrifices que faisait au vrai Dieu Palac, par l'ordre de Balaam, En effet, au verset 1, du chapitre xxr , le mot auguritm ne peut visiblement se prendre en mauvaise part.

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