Si puellam virginem desponderit vir, et invenerit
eam aliquis in civitate, et concubuerit eum ea, + 24. Educes utrumque ad portam civitatis illius, et lapidibus obruentur : puella, quia non elamavit , cüm esset in civitate : vir, quia humiliavit uxorem proximi sui ; et auferes malum de medio tui.
25. Sin autem in agro reperit vir puellam, quæ desponsata est, et apprehendens concubuerit eum ea, ipse morietur solus :
26. Puella nihil patietur, nec est rea mortis : quoniam sieut latro consurgit contra fratrem suum, et occidit animam ejus, ita et puella perpessa est :
27. Sola erat in agro : elamavit , et nullus affuit qui liberaret eam.
28. Si invenerit vir puellam virginem, qua non habet sponsum, et apprehendens concubuerit cum illa, et res ad judicium venerit :
29. Dabit qui dormivit cum ea, patri puelle quinquaginta siclos argenti , et habebit eam uxorem, quia humiliavit illam : non poterit dimittere eam cunctis diebus vitæ sum.
30. Non accipiet homo uxorem patris sui, nec revelabit operimentum ejus *.
X 3o. Vulg. litt. : operimentum ejus; hébr. : patris ejus, c'est à-
père, et les habitants de la ville la lapideront, et elle mourra, parce qu'elle a commis un crime dans Israël, parce qu'elle s'est abandonnée à la fornication dans la maison de son père : et vous óterez le mal du milieu de vous.
22. Si un homme dort avec la femme d'un autre, l'un et l'autre mourront, l'adultere et la femme adultère : et vous Ôterez le mal du milieu d'Israël.
23. Si une jeune fille a été flancée à un homme, et qu'un autre la trouve dans la ville et dorme avec elle,
24. Vous les conduirez l'un et l'autre à la porte de la ville, et ils seront tous deux lapidés; la fille, parce qu'etant dans la ville, elle n'a pas erié; et l'homme, parce qu'il a souillé la femme de son prochain : et vous óterez le mal du milieu de vous. |
25. Siun homme trouve dans un champ une jeune fille fiancée , et que la saisissant il lui fasse violence, il mourra seul.
26. La jeune file n'aura rien à souffrir, elle n'est pas digne de mort, parce que, comme un voleur s'élève contre son frère et le tue, ainsi cette jeune fille a succombé ;
27. Elle était seule dans un champ, elle a erié, et personne n'est venu pour la délivrer.
28. Si un homme trouve une fille vierge , qui n'a point été fiancée , et que, lui faisant violence, il la déshonore, et que l'affaire soit portée aux juges,
29. Celui qui a dormi avec la jeune fille donnera au père cinquante sicles d'argent, et il la prendra pour femme, parce qu'il l'a dégradée; et il ne pourra la répudier durant tous les jours de sa vie.
30. Un homme n'épousera point la femme de son père, et il ne découvrira pas en elle ce qui doit étre caché.
dire, il ne découvrira point en elle la honte de son père.
COMMENTAIRE
Des déquisements.
Ce verset défend à l'homme de se déguiser en femme, et à la femme de se déguiser en homme. Moïse apparemment a voulu prévenir, par cette loi, les divers désordres auxquels ces déguisements pourraient donner occasion, Unice spectare videtur hic Moises, dit Le Clere, nationum orientalium mores, qua in sacris miscebant vestes utriusque sexus, et nefandis postea sese libidinibus dedebant, Et, en effet, ces mois qui terminent le verset en question, abominabilis enim est apud Deum , qui hoc facit, semblent marquer que Moïse y veut défendre quelque chose de plus qu'un simple changement d'habits.
C'était, dit Bergier, une des superstitions de l'idolàtrie que la loi interdisait aux Juifs. D'ailleurs les auteurs méme profanes remarquent que ces sortes de mascarades avaient toujours pour but le libertinage le plus grossier, et ne manquaient jamais d'y conduire. On sait assez que chez nous, comme ailleurs, ceux qui se déguisent pour se trouver dans des assemblées nocturnes ne le font que pour jouir, sous le masque, d'une liberté qu'ils. n'oseraient pas pren-
die à visage découvert. Ce n'est donc pas sans raison que les théologiens moralistes font un cas de conscience de ce pernicieux usage.
Pourquoi Moïse a-t-il défendu de prendre la mère et les petits qu'on trouve dans un nid?
Il est défendu, par les versets 6 et 7, de prendre la mère et les petits, ou les œufs qu'on trouve dans un nid, I1 faut se contenter de retenir les petits, et laisser aller la mère. Plusieurs veulent que cette loi soit symbolique et ait pour but de recommander l'humanité aux Israélites envers leurs semblables, en l'exerzant méme envers les animaux; el, en effet, la promesse d'une longue vie, attachée par Moise à l'observation de cette loi, semble montrer qu'elle renferme quelque chose plus que de ce qui est porté dans la simple lettre. Quelques interprètes ont imaginé que Moïse avait voulu, par cette loi, interdire quelques superstitions auxquelles la découverte d'un nid où était trouvée la mére avec ses petits , ou ses œufs , avait coutume de donner lieu.
Défense de coudre un habit de laine avec du fil de lin.
Les Juifs ne se permettent pas méme de cotidre un habit de laine avec du 6l de Im, ou un habit de lin avec du fil de laine,
Le Deutéronome leur ordonne, dans le verset suivant, et l'ordre en était déjà dans le livre des Nombres (chap. xv, Y 38), de faire, avec de petits cordons , des houppes qu'ils mettront aux qualre coins de leurs manteaux, et de mettre des franges au bord de leurs habits, afin que cela, leur dit-il, les fasse souvenir de la loi de Jéhovah.
Une des raisons. principales de la défense dont nous parlons. fut, selon Spencer, que les idolátres portaient des robes tissues de différents fils de laine et de lin, dans un but superstitienx.