‹ Sainte Brigitte de Suède, sa vie, ses révélations et son œuvreChapitre 16 sur 132 · Dipl. IV. an. 1328, no' 2658 et · texte numérisé non relu

Dipl. IV. an. 1328, no' 2658 et

1 Nous résumons ici des fragments retrouvés par M. Klemming dans une traduction suédoise du XIV* siècle (Hd. Bhg. Uppen. IV, 142) Ces docuoieaU, où se trouvent des allusions de Brigitte ù son mari, sont antérieurs > «^s révélations Us manquent au texte latin, mais ils ont un caractère abftolu d'authenticité.

Alors que sa prière montait vers le premier des chevaliers, Brigitte songeait à ceux de ses ancèlres qui jadis gagnaient leurs éperons d'or au tombeau de Jésus- Christ. Son père, privé d'un si haut houneur, avait cependant regu Paccoladeà la frontière païenne de sa patrie, où il combattait afin de répandre la foi parmi les hordes orientales. Maintenant les Suédois ne s'armaient plus que pour les luttes fratricides. Tout ce qu'on pouvait attendre d'un chevalier, c'était le dévouement aux grandes causes, la droiture d'âme, la pureté, le renoncement, la générosité et la bravoure. En jetant ses regards sur le vaillant Ulf, Brigitte sentit qu'il ferait revivre le type du guerrier Scandinave, qu'au courage de ses aïeux il ajouterait la foi et la vertu du soldat chrétien. C'était une âme loyale qui avait prêté serment de fidélité à l'Église et à son roi; c'était un cœur aimant qui, au nom de la Vierge et de saint Eric, avait juré de défendre les faibles; enfin Brigitte était la s&ule dame des pensées du nouveau chevalier, elle le savait bien.

Deux ans plus tard, dès 1330, Ulf fut appelé à faire partie du conseil royal ; puis élu sénéchal de la province de Néricle \ dont son château était proche. Brigitte le pressa aussitôt de ne rien négliger pour se rendre digne de sa charge. Avec lui elle étudia la loi écrite, rédigée par Birger, avec lui elle voulut prendre connaissance d'un nouveau code, que le clergé rejetait comme contraire au droit canon ^ Ulf n'entendait point que la lecture annuelle des lois à la diète provin-

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