Rev. IV, 53. — VI
2. Proc. Can. B. Katcr. Dep. Fr. Olavi de Bringat.in art. ^^f. 32 r.
3. AmfpiVfK /f* xap<'At«7Mv ciViv. I Cor. xii, 4. Gratia gratis data illa Mb se contioet qaibus liomo indi{^et ad hoc quod alterum instruat in rébus dÎTinis, quœ sunt supra rationem. 5. Thom. p. 1» 2*», q, CXI, art. 4.
280 SAirfTE BRIGITTE.
voir que souffrir sans espérance, sans charité et presque sans foi; retenu à Dieu par les intermittenls réveils d'une volonté toujours prête à faiblir. Qu'enseigneraient la sagesse et la science dans cette nuit? Que demanderaienl-ellesà cette prostration ? Catherine n'enseignait ni ne demandait ; elle consolait etelle donnait. Sa prière jetait sur les misérables les larmes répandues par le Christ au Jardin des Oliviers ; les infortunés le sentaient, la douce vierge avait le don de panser les plaies de Tàme ; elle leur appliquait ce que sa mère nommait le souverain remède du suprême Médecin : Tamour *. Enfin Catherine s'offrait sans relâche pour expier les fautes de ses protégés. Eu leur nom elle acceptait la volonté divine^ contre laquelle ils étaient révoltés ; en leur lieu et place elle faisait pénitence ; avec le Seigneur Jésus elle les rachetait. Aussi les infirmes se relevaient et marchaient; ils répondaient à la grâce de leur épreuve, ils apprenaient l'humilité par l'humiliation intérieure. Tout à coup Dieu mettait a leur cœur à l'aise et ils couraient dans la voie de « ses préceptes * ».
Ainsi l'apostolat de Brigitte et de Catherine, qui sans l'une d'elles n'eût point été complet, s'étendit à toutes les manières d'être des âmes. Semblable au Bon Pasteur, la jeune vierge cherchait les brebis faibles, attardées sur le» chemins, blessées et malades. <c Je les porterai sur « mes bras pour les guérir sans qu'elles le sachent, « semblait-elle dire avec le Prophète, je les tirerai
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