fter. Vm. 4. Cfr. 5. Thom. U 2^»» q. XCXCVH
2. Pour toute la partie historique de cette fln de chapitre, nous avons; puisé à deux sources fort diverses. D'une parties chroniques et les histoires anciennes condamnent Magnus avec sévérité, de Pautre les archivistes de notre siècle tentent sa réhabilitation. Parfois il a fallu choisir entre des • versions contradictoires. Contre Ma?nus nous invoquons le témoignage des Rui Chroxikorne, Slockhoim. 1676 //, (Magni Enck^sons fnreninq med lUjkfHtmânXdeXn Cbronica sukc\na Laurentii Pétri Scrip. II, 83, d'OLOF Dalin.II 12etl3,deFRYXELL. 11,91. III, d'AFZELius. IV, 1S8. 202. deCrJER, IV. 209. 2 là, deJ. B. Beere. Der von Ghristi geburt an bis auf dièse' leit regierende Kdnige in Schweden. Nurenberg, 1673, 226. 230). En faveur de Magnus nous trouvons quelques documents soutenus pur une bril- Unte défense des intentions du roi dans la meilleure et la plus récente des bisloires de Suède (Cfr. ch. i, p. 11, note 1), celle qu'on doit à une réunion • deprofesseurs qui chacun traitent une époque. M. Hans Hildcbrand n'a pas Uratà fait le même point de vue que M. 0. Monlelius, Thistorien des prenières années de Magnus (Sver, Hht. /. 445, 449). Il est pour le roi Stn HUt. IL 8, 74) un panégyriste indulgent et parfois même un avocat M pasMonné (II, 30, 65, 69, 73, 74) qu'il aété réfuté dans VHislorisk Tidskrifl (1881, I, 2S, 41). En Suède, le jugement porté sur le roi Magnus semble vne question actuelle, parce que ce prince personnifie le premier champion ^ U ela.<(se inférieure. II serait impertinent de prendre parti sans une étude approfondie de matières qui sortent de notre sujet. La féodalité, disons- ^ en passant, respectait le peuple plus que les régimes dont elle fut suivie. Après rUnion de Calmar, les guerres civiles se compliquèrent de luttes nahooales, au point qu'il parait difllcilc d'établir comme on veut le faire une ckaloe entre Magnus, Engelbrekt et Gustave Yasa.
mentSy les partis trouvèrent dans les révélations de la sainte des sujets d'espoir. Pour les uns, Albert P' était le souverain que le Christ et la Vierge Marie avaient promis de protéger. Pour les autres il représentait le rejeton du loup et de la vipère, le dernier d'une race condamnée par Dieu. Les électeurs sincères s'accordaient à reconnaître qu'Albert ne remplissait pas les conditions d'éligibilité exigées par la loi, et réclamées par les révélations de Brigitte, puisqu'il n'était pas né dans le royaume.
La sainte laissa dire. Elle laissa même ses enfants se diviser entre les Folkungs et les Mecklembourgeois, dont les compétitions dévastaient la Suède. Ce qu'elle aurait pu écrire d'après ses propres lumières, le grand nombre le savait comme elle. Sa politique appartenait au moyen âge et un livre la résumait pour les Scandinaves d'après des principes identiques à ceux de saint Thomas d'Aquin ^ Brigitte ignorait l'évolution dans les idées de la société à cette époque, le mouvement en faveur de l'égalité des hommes qui, assuret-on, entraînait Magnus et quelques esprits inquiets. Si elle en avait eu connaissance, elle n'aurait vu dans ces théories qu'un appel à la confusion des classes, fait pour abaisser le niveau moral de toutes, et pour les mettre en lutte les unes contre les autres. Depuis treize ans elle écrivait au pape et aux Romains, aux rois de France et d'Angleterre, au souverain de son pays et à ses compatriotes, les enseignements que Dieu lui dictait; cette politique-là était de tous les temps
i. Voir note 1, p. 30^.
et de tous les pays, elle était compalible avec toutes les formes raisonnables de gouvernement : c'était la grande politique de la justice et de la charité.
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