CATHERINE SOUFFRE DE L1NJUSTICE DE$ HOMMES
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est calomniée par Ceocaj par Palmerina^ par Andréa Mei. —Notre Seigneur lui offre le choix entre deux couronnes. — H la noorrit miraculeusement. — Les persécuteurs de Catherine «Mitchiftiéi. — létoa-Ghrist lui donna «on cœar«
Malgré radmiratlon dont €ll« était entourée, Catherine saTait que la voie dans laquelle le Seigneur l'entraînait n^'est point de celles où Ton marche longtemps Mutenu par la bienveilianee du monde, mais, ai elle s'attendait à des déceptione, à des traTereee, ea droite Mtnre n*aTait pas compté sur les blessures qu'une main amie tous porte traîtreusement, et elle n'aurait jtmals cru que c'était de ses pauvres, de sa &millc ■pirituelle, que viendrait une persécution persévérante à calomnier en elle jusqu'aux dons de Dieu.
La plus méritoire de ses œuvres était peut-être le pansemejit qu'elle faisait chaque matin, afin d'éviter à une pécheresse nommée Gecca *■ la douleur d'être enfermée à l'asile des lépreux. Personne ne consentait à toucher cette créature dont les plaies noircissaient tout par leur contact. Cependant, ce fut en vain que dès son retour à Sienne Lapa voulut mettre fin à des soins dangereux pour celle qui les donnait. Catherine y trouvait d'autant plus d'attraits que Cecca se montrait moins reconnaissante et répandait sur son compte mille méchants propos, a Bonjour, Madame la reine de Fonte- « branda, » lui criait l'impertinente femme dès qu'elle l'apercevait, et si la charitable visiteuse était en retard : « Votre Majesté est bien glorieuse parce qu'elle a « perdu sa journée à l'église des Prêcheurs ! Ne serez- <c vous jamais rassasiée de vos moines? » Quand la mort fit taire Gecca, les mains de Catherine furent subitement guéries des taches malsaines gagnées à son service [et devinrent d'une surprenante blancheur. Malgré ce prodige les paroles de la pécheresse firent leur chemin parmi les moins vertueuses des sœurs de la Pénitence. Licapables d'imiter leur jeune compagne, irritées de l'entendre louer , la calomnie les trouvait facilement crédules, et l'une des plus influentes, Palmérina, connue par l'abandon qu'elle avait fait aux pauvres de ses grandes richesses, en vint bientôt à des outrages publics. Catherine vit le danger où tant d'injustice mettait le salut de son ennemie ; elle chercha un rapprochement et offrit ses soins lorsque Palmérina fut atteinte d'une maladie mortelle. On la récom-