Lettere
SON GONFieSSJSUR 135
lenr pénitente ^ Aiiciui de ces religieux, d'aiUeuxB, a« loi sembHdt le père de l'âme dont parle saijU Paul et qu'elle aUendait paixe que la Vierge Marie le lui proi&ettait depoii longtemps *. N'ayaat jamais quitté Siesnt que pour passer quelques jours au petit HApitsl Su Quirico \ «Uo couuaissait peu de Bominieaiius, aoni espëra-t-elie rencontrera Saiute-Marie-NouveUe le directeur choisi par la Providence, quauid elle reçut da Mattre général des Prêcheurs Tordre de ireEDdr au chapitre tenu en mai 1374 à Florence. Ou désirait in* tarroger, juger Catherine ; «lie se Ut vénérer des DomiaicainB et de la ville entière, si hietn qu'après un séjour de moins d'uu oiioâs elle laissa sur les bords de TAmo namlNTO de disciples et d'amis dévoués. Aux uis dk devait écrire, d'autres étaient consolés par des apparitions surnaturelles ^, iftais pour elle-même -elle n'avaitpae trouvé oeïui qu'ellocbercliait . Il l'attftnriait à Sienne.
Soit que le père Montucm eut reçu dee instrncdons, sait qu'il fut désireux de mettre fin aux controverses nr Catherine «t ses 4K)n£e66eurs, il lui déclara dès «on retour qu'elle obéirait en toutes choses^ à Raymond dei Vignes, de Capoue ^^ ancien prieur de Montepul*
I. I^t 70, 29. Une lettre du P. Nacci CafTarini à Catheriue (V«irfiiUi^gr. <, VI) lait aoppoeer que ee reUgieax pava loat ie fiuiimiiaiml 4e !*■■»<« loia de Sieaae.
1 Epist. Dom. Stephani (Voir Bibiiogr. G, 1).
Z. Kole A de la lettre GV, éd. <«igii.
4. LeUera 75, 3S, 79, S>, Sa, 8), 89, 90, 91, 93, 97, 17%, 17^, i:9. 190,349, 2di,96a, 274,268,389, 290, 300. S<w^. vitiB, Pare II: Tr. V.
5. hom admettons lacUement avec M. Dantier (Vltalie^ Paris Didier, 1874, T. I, p. 434, note I) qu*on devrait traduire de Vimea^
ciano, récemment arrivé à Gamporeggi pour professeï la théologie ^
Le religieux avait déjà entendu parler de la tertiaire. C'était peu auparavant : il vivait encore à Montepulciano et y attendait les Pères della Fonte et de Naddo, qui faisaient un pèlerinage au tombeau de la Bienheureuse Agnès, jadis supérieure du couvent de cette ville. Arrivés fort émus , les deux Dominicains siennois avaient raconté à leur hôte que des brigands aux mains desquels ils étaient tombés dans les forêts allaient les pendre après les avoir volés, quand poussé par une inpiration soudaine le P. della Fonte s'écria : «0 ma trèsce douce fille, Catherine^ qui êtes toute à Dieu, secourezcc moi dans ce grand péril. » Aussitôt, sans cause apparente, les brigands avaient relâché leurs captifs, les remettant en possession des vêtements et des chevaux dont ils venaient de les dépouiller. Raymond de Gapoue, que ce récit intéressa, sut plus tard qu'au moment même où son confesseur l'invoquait Catherine se mettait en prières, et disait à Alix Sarracini : « Mon père ce m'appelle, il court maintenant un grand danger ! » Le Dominicain vit donc venir à lui la Thaumaturge avec un vif intérêt. Par son passé, par ses vertus, il était fait pour la comprendre *.
de la Vigne, mais la tradition suivie depuis des siècles nous engage à ne pas changer un nom familier à Ste Catherine sous la forme défectueuse de délie Vigne,
1. Echard, T. I, p. 679-680. Touron, T. II, p. 660-678. B. Raim. Pars. II, cap. xi, p. 914. Il nous paraît certain que le P. Raymond n'arriva à Sienne qu'en 1374, sans doute au mois de juin, comme l'assure le P. Garapelli.
2. B. Raim. Pars II, cap. xiv, p. 923-924, et Pars I, cap. u, p. 864.