‹ Sainte Catherine de Sienne (volume 2)Chapitre 68 sur 116 · Orat. m. Op. S. Cat. éd. Glgli, t. IV, p · texte numérisé non relu

Orat. m. Op. S. Cat. éd. Glgli, t. IV, p

«neur de Dieu, votre salut et le mien. Souvenezc TOUS que vous avez agi ainsi pour les biens tempo- « rels lorscpie vos fils vous ont quittée afin d'acquérir « des richesses ; maintenant que c'est afin d'acquérir « k vie étemelle , la peine vous paraît si lourde que « vous vous dites prête à vous éteindre, si je ne vous a réponds pas tout de suite. Il en est ainsi parce que a TOUS aimez plus la partie de mon être que j'ai tirée «de vous, que celle que j'ai tirée de Dieu, c'est-à-dire votre chair dont vous m'avez revêtue. Consentez àpor- « ter un peu de peine finie afin de fuir la peine infinie id que nous méritons par nos péchés. Consolez-vous par « l'amour du Christ crucifié et ne croyez être abandona née ni de Dieu, ni de moi... Votre peine n'a pas été « aussi grande que le sera votre joie ^ »

Grande fat aussi la joie de Catherine quand elle quitta

Gènes après plus d'un mois de séjour. Malgré l'hospi-

laliié paternelle des Bénédictins de Saint-Fructueux et

le prix que ceux de Cervaja attachaient à ses conseils,

elle ne fit que passer dans leurs monastères ^. Les

autres étapes furent trop rapides pour qu'on en gardât

mémoire. Elle était si pressée de rentrer à Sienne qu'elle

s'y trouvait déjà, alors que le Pape se reposait encore

à Gorneto des fatigues de la traversée. Craignant que

Grégoire XI ne subît de fâcheuses influences, elle lui

écrivit pour lui recommander ses devoirs envers l'Église

et l'Italie. « Considérez, ^ lui disait-elle, « qu'un cœur

« bible, léger, sans patience ne pourrait faire les gran-

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