‹ Sainte Catherine de Sienne (volume 2)Chapitre 70 sur 116 · CATHERINE DE SIENNE DIRIGE LES AMES · texte numérisé non relu

CATHERINE DE SIENNE DIRIGE LES AMES

Ecco l'anceUa tua, h che ti place.

(Dante, ConTito canz. IV.)

Un incante coai dolcé Ha 1 aspetto del mio sposo Che sospisce ogni dolore.

(Orat. in onore dî S. Caterina.)

Retour de Catherine à Sienne. — Elle dirige un grand nombre d'âmes. — Ses lettres de direction. ^~ Ses conversions. — Elle reçoit en don le chftteau fort de Beicaro et y établit le monastère de Sainte-Marie des Anges.

Si Catherine n'avait pas appelé à Pise sa mère et ceux de ses amis qui étaient incapables de contenir les premiers transports de leur joie, son retour dans sa patrie eût été ce qu'elle tenait à éviter, un triomphe *; mais elle parvint à rentrer à Sienne sans éclat et un jour ses compatriotes étonnés la retrouvèrent à Fonte*

1. Lettere di Stefano Macconi a Neri de* Pagliaresi, Siena 29 de Novembre e 8 di Dicembre 1376 (Voir Bibliogr. i. VI).

Jbranda. Gomment était elle arrivée? nul ne l'avait vue, tous savaient cependant que les négociations de la Sainte avec les puissances de la terre étaient terminées et qu'elle ne songeait plus qu'à « négocier le salut des « âmes ».

En l'absence de Catherine sa famille spirituelle lui était restée soumise au point que, parmi ses nombreux discipled, un seul avait fiiilli. Tandis que tous rivalisaient de zèle, de courage, de vertu, le penchant de la nature, le courant qui entraînait la jeunesse siennoise vers de coupables plaisirs avaient emporté do nouveau François dei Malavolti. « Où sont tes doux désirs ? » lui avait écrit Catherine. « Le démon les enlève et te «dérobe ton âme. Romps ce nœud, sopracarissimo « figliuoloije puis bien t'appeler cher, tant tu me « coûtes de sueurs, d'amertumes et de larmes * . »

Dans les premiers jours de sa conversion Malavolti prétendait que le nom de Catherine en passant sur ses lèyres lui rendait ses forces physiques et morales ; la lettre de la Sainte lui causa une impression semblable ; il fit un effort. — Hélas, il retomba. Seule la présence de sa mère spirituelleput le ramener au bercail où il rentra humble et soumis. « Tu viens, puis tu t'envoles < comme un oiseau effarouché, » lui dit la Bienheureuse ;

* pourtant un jour je te mettrai au cou do tels liens

* que tu ne pourras plus t'envoler, » A ces mots, Lisa et Alix qui se trouvaient dans la chambre sourirent tristement. Les éternelles fluctuations du jeune sei-> gneur entre le bien et le mal leur faisaient croire qu'il d'j avait pas de liens assez forts pour l'enchaîner. Cathe-

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