‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 102 sur 282 · Jacques Appiani TasBassina en · texte numérisé non relu

Jacques Appiani TasBassina en

2. Simon de Massa épousa Tora quand elle était en bas fige ; il partit pour la guerre et fat tué. Pour entrer au couvent^la jeune veuve eut à lutter contre sa famille. Elle fut béatifiée et on célèbre sa fêle le 17 uvrîl. (Brev. 0. P.)

Gérard devint son secrétaire ; Catherine, la femme de ce dernier, apprit à connaître les douceurs du sacrifice, et leur mère Nella sut bientôt que « servir le. prochain est la seule manière de se rendre agréable à Dieu ; que la paix se trouve dans l'anéantissement de la volonté ; que le monde est chose prêtéç, et qu'il le faut abandonner afin de recevoir dès cette terre les arrhes de la vie étemelle *. »

Depuis longtemps les Prêcheurs de Pise connaissaient Catherine par les récits de Nicolas . de Cascina, jadis témoin de ses extases. Le premier qui la rencontra, Ranieri, curé de Sainte-Christine, fut aussi le premier à se mettre sous sa direction. Au couvent de Sainte-Catherine, tout plein de l'esprit des fondateurs de TOrdre, elle trouva de fervents disciples. En l'écoutant, les vieillards croyaient entendre encore une voix dont celle de cette Tertiaire semblait l'écho puissant et profond : la voix du grand écrivain ascétique Dominique Cavalca, enlevé aux Pisans par la mort en 1343. Le prieur, Dominique de Peccioli, lettré; poète, ambassadeur, théologien, prédicateur célèbre, quittait la chaire même de saint Thomas d'Aquip pour venir s'instruire auprès d'elle. Il lui amenait son collaborateur, Simon de Cascina, son ami, Augustin de Pise ; il la mettait en rapports avec le noble et savant Thomas Ajutamicristo, avec le jeune Jean di Domenico, dont elle formait l'éloquence. Sans doute sa vision prophétique dis-

1. Latlere 147, 137, li9, 194, 262, 155, 224, 157, 151, 161, [ 167, 169. , ^

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cernait en ces trois jeunes pères les futurs réformateurs de son Ordre. Déjà, Jean di Domenico apparaissait avec Tauréole dont TEglise devait entourer sa tête*. Petits et grands subissaient l'empire de Catherine; elle s'occupait même des postulants ; l'un d'eux, Baron to, lui voyant guérir nombre de malades, espéra qu'elle le délivrerait d'une infirmité déclarée incurable par les médecins. « Mon enfant, lui dit la Bienheureuse avec compassion, cette épreuve est nécessaire à ton salut; elle te suivra jusqu'au -tombeau sans t'empêcher de servir Dieu en religion. » Prédiction douloureuse qui devait se réaliser ! Bien quil sortît du couvent des Prêcheurs pour se donner à l'Ordre de Cîteaux, Baronto fut fidèle à marcher dans la voie ouverte devant lui par la Dominicaine.

Catherine parcourait souvent la ville ; elle allait prier au Dôme, admirable offrande des Pisans victorieux de la Sicile ; elle s'entretenait avec le métropolitain Nino da Spazzavento, âme enthousiaste et généreuse ; puis, traversante prairie où s'élevait le Baptistère, elle adressait les paroles de la vie éternelle aux ouvriers qui terminaient Tœuvre commencée deux siècles auparavant par Diotisalvb^*. Le Campo Santo avait pour elle un attrait particulier. Sur cette terre de Palestine rapportée par les croisés.

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