Vida da Sanctà Doncelina. Bib. nat. fds fr. ood
2. EpiBt. Dom Steph. — lot. d'nn cloître dominicain, Resp. dans la visite de 1268, 4, 5. La princesse Marie n*eut jamais d*enfant8 ; les dévots de Catherine virent là une punition de la ProTidence.
340 SAINTE CATHERINE DE SIENTîE
moins qu'hier, » leur chantait-on avec le vieux troubadour Bertrand de Born. A la veille de ce renoncement irrévocable à des biens qu'ils ne pourraient plus ressaisir, . leur foi serait-elle assez puissante pour dominer tous les entraînements? se demandait Catherine ; et quels entraînements ! Ils étaient au sein d'tinenature frémissante de sève ; un ciel toujours changeant les invitait à goûter le charme de l'heure présente, car l'avenir était incertain. Des étrangers les entouraient, compagnons d'un jour, jouissant comme eux des richesses d'un pays auquel ils ne devaient rien, d'un pays qui n'avait pas vu naître leurs pères et ne verrait pas mourir leurs fils. L'amour venait à eux, non point avide d'éternité, mais sans exigence, prêt à passer, ne laissant d'autre souvenir que la cai^^eH dous m. Cet amour savaitlalangueinsinuantedelaProvence, que Pétrarque appelait la voix du plaisir; les mots n'étaient point familiers à l'oreille des Siennois, mais si leur esprit regrettait de ne pas tout comprendre, leur cœur trouvait du charme à deviner. Les créatures de Dieu sont devenues une tentation aux âmes, pensait Catherine, et navrée de ne pouvoir mettre sa responsabilité à la place de celle de ses fils, elle priait en silence et s'offrait à Dieu pour eux. Ne fallait-il pas qu'elle enfantât leurs âmes dans la douleur ? C'était là sa maternité, maternité plus vraie, plus féconde, elle osait l'écrire à la mère de l'un d'eux, que la maternité selon la chair *. Aussi, donner ses forces, sa jeunesse, sa vie,