‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 169 sur 282 · SES RAPPORTS AVEC L ORDRE DE SAINT DOMINIQUE · texte numérisé non relu

SES RAPPORTS AVEC L ORDRE DE SAINT DOMINIQUE

faim du pain et de Teau, mais la faim de la parole divine... les belles jeunes filles, les jeunes gens accouraient* », suivis de ceux que charge le poids des jours; tous étaient poussés par une force mystérieuse à entrer dans l'oratoire de (Catherine : « Moi aussi, j'ai faim, j'ai soif, disait TApôtre, j ai comme leChristfaim et soif de vos âmes» ; et ces affamés, ces altérés, elle les réconfortait. Grâce au Verbe devenu dans l'Eucharistie leur aliment et leur breuvage, elle les nourrissait de la parole divine, sans laquelle rhomme meurt de faim^ Si la vérité semblait inaccessible à leur esprit, sans relation avec leur cœur, ils puisaient dans Tamour évident que leur témoignait cette femme, la plus grande force d'ici-bas : celle de se sentir aimé; se faisant une providence visible, la Sainte facilitait Tintelligence de la Providence invisible.

A Tautel où communiait Catherine, la communion s'éclairait sous la « lumière d'amour ^ 9 que Dieu octroie si largement aux Dominicains; dans sa première vision, à cinq ans, la Sainte avait aperçu cette chaude clarté ; elle la voyait rayonner du Christ et tomber sur la blanche milice *, d'où s'élève la louange la plus parfaite du mystère eucharistique ^. Appelée à exercer un apostolat nouveau par l'Eucharistie qui unit Dieu à l'homme, Cathe-

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