‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 168 sur 282 · Lett. 324, 369. 174. Cf. ch. XF, p · texte numérisé non relu

Lett. 324, 369. 174. Cf. ch. XF, p

2. En Italie et en Espagne, les fêtes auxquelles on a cou • tume de communier se nomment des Pâques.

gardaient une vive dévotion au Saint-Sacrement. Suivant l'exemple de leur fondateur, ils disaient pour la plupart la Messe chaque jour, tandis que beaucoup de moines et de prêtres séculiers ne célébraient point quotidiennement, et ils voyaient la Sainte puiser une telle force dans le Sacrement dont jadis ils la privaient, qu'ils se dégageaient des préjugés de leur temps, afin d'exhorter les fidèles à la communion fréquente. « Nous n'avons pas la contrition de nos fautes, nous ne sommes pas purs, disaient les pénitents ; quand nous le serons nous nous approcherons de la Table sainte ; > et les Dominicains répmidaient ces mots qu'ils avaient appris de leur Mère spirituelle : — « La contrition, il faut la demander à Dieu, qui n'exauce pas tout de suite nos désirs; on n\»st jamais digne de communier; si l'on veut se juger soi-même d'après sa propre justice, si tk)n croit être digne du pain de vie, c'est alors qu'on en est indigne. Dieu seul est digne de nous faire digne de lui. Ne prenez pas votre orgueil pour de Thumilité, préparez-vous à la communion tout simplement, en reconnaissant votre néant. L'homme rompt ses liens avec le péché, il fait ce qu'il peut, que cela lui suffise : goûtez et vous verrez * . »

La contemplation et l'apostolat des Prêcheurs, la prière des Dominicaines cloîtrées, l'exemple donné par les Sœurs de la Pénitence, valut à Sienne d'assister aux merveilles prédites par le prophète : « le Seigneur envoya sa faim dans ce pays, non point la

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