Cf. ch. V, p
faut quitter Sienne et visiter le couvent de Dominicaines, où je suis ensevelie. »
Celui qui, d'ordinaire, prévenait la soumission absolue de Catherine par des inspirations directes, semblait, enluifaisant transmettre des ordres, oublier ce privilège, Qu'importait ? sous une autre forme elle reconnut la volonté divine, et joyeusement elle obéit.
Cinq ou six Tertiaires la suivirent. Ames généreuses, elles cherchaient dans la Fraternité tout ce que dit ce mot, né avec l'Eglise, et si elles recevaient beaucoup de Catherine, elles lui donnaient un peu, selon la divine loi de l'amour, qui veut quelque échange.
Les grilles du cloître de Montepulciano s'ouvrirent aux Sœurs de la Pénitence*. Elles partagèrent la retraite où les contemplatives, « assises à la plus haute cime de leur esprit, voyaient s'écouler à leurs pieds toutes les choses terrestres, et consentaient à laisser s'en aller au courant de ce fleuve ce qui, de soi, n'est pas immortel *. » Près des régulières, les séculières se recueillirent profondément, afin de mieux voir et d'ainler davantage l'éternelle Vérité; quant à Catherine, elle ne tarda point à comprendre pourquoi elle était appelée par sa future compagne de gloire. Dans le monastère, aux pieds du « Maître d'amour ', t> elle retrouvait la présence simultanée de Marie-Magdeleine et de la Bienheureuse Agnès, qui signalait les débuts de son apos-
1 . La clôture était moins stricte avant le Concile de Trente.