Tanler. Auf den Osterdag l^ic Predigt
tolat ; ot elle se plaisait à les comparer, à déclarer la Dominicaine du cloître aussi indifférente à toute chose créée que Tétait la disciple du Sauveur. Toutds deux avaient possédé rhumllité qui trouve son repos prosternée devant Jésus, Tamour qui se manifeste par le sacrifice de soi, Tinfatigable perrérance qui poursuit le Christ^ fût-il caché au tombeau, et le rencotitt'e enfin. ?^i Marie-Magdeleine était Tapôtre de Marseille * , Agnès, elle aussi , était ^apôt^e de la patrie d'adbption, où son corps ressusciterait au dernier jour. L'apostolat de la Dominicaine avait été cet apostolat de pacification, qui dans certaines contrées valut à saint Dominique le surnom de pacifique, et que les Frères Prêcheurs étendirent sur le monde entier. Autour de son cloître Agnès apaisait des discordes; elle en avait prophétisé le règne et la durée dans les terres toscanes rebelles à son action * ; la prophétie s'était réalisée, et Catherine devait continuer Agnès.
Grâce au souvenir qu'on gardait des miracles de sainte Agnès, la vie de Catherine fut mieux comprise à Montepulciano qu'à Sienne! On ne discuta rien ; on se contenta de remercier le souverain Seigneur de toutes choses, quand à diverses reprises une hostie consacrée quitta la patène pour se poser sur les lèvres de Catherine, qui, ravie par Textase, s'élevait dans les airs, et toute la ville accourut au couvent; là, éonime partout, le seul aspect de l'Apôtre convertissait les foules ; dès les premiers mots