‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 175 sur 282 · Malavom, II · texte numérisé non relu

Malavom, II

joie, SOUS la peine, parce que l'épreuve est une miséricorde de Tête ruelle bonté ! « Mon mari, disait Monna Stricca, apprendra cette doctrine si la Bienheureuse vient chez lui *. » Catherine parut à Castiglioncello. Y parla-t-elle de ce Nicolas Toldo amené à Sienne par les affaires de Cione, de ce condamné, dont elle avait su faire une victime expiatoire ? On rignore ; mais Tardent et irascible Cione permit à la Dominicaine de porter un message de réconciliation au comte Agnolino Salimbeni, chef de cette maison. Aussitôt elle se mit en chemin.

Sur un rocher aigu, situé au sommet d'une montagne couverte d'oliviei-s, s'élevait le fier château des Salimbeni, la Roche, d'ovi Ton apercevait la fertile vallée qu arrose l'Orcia. Quelques lieues * séparaient de Sienne cette royale demeure, et soit que déjà elle se fût ouverte à Catherine, soit qu'ailleurs la Sainte eût rencontré les habitants, elle entretenait une correspondance avec eux.

Sous les grands bois, dans le chemin escarpé qui mène de Montcpulciano à la Roche, Catherine repassait en sa mémoire la vie de tous ces Salimbeni venus à elle pendant les heures où la solitude les oppressait.

Une vénérable veuve, la comtesse Blanche, restait de la génération passée ; la mort de son mari, tué en pleine vie par une chute de cheval, l'avait initiée à la douleur, et Catherine lui enseignait que seul. Dieu assouvit le besoin d'amour, qu'en

i.Lettera 110.

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