‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 179 sur 282 · MalatcLsca: cht maUimacca Vanim». Raym. II · texte numérisé non relu

MalatcLsca: cht maUimacca Vanim». Raym. II

t rement dures que ses maladies. Pourtant, avec la joyeuse vaillance propre à son caractère, comme à son Ordre, elle ajoutait : « Les peines seront ma nourriture, les larmes mon breuvage, les sueurs mon baume, je le veux. Je veux que les peines me soutiennent, qu elles m'éclairent, qu'elles me donnent la sagesse, qu'elles soient un vêtement pour ma nudité, après m'avoir dépouillée de tout amour de moi-même, soit temporel, soit spirituel 1 » Eloquente par son humilité même, Catherine se recommandait aux prières d'Alexia : « Prie Dieu qu il me fasse la grâce de donner ma vie pour lui ! Elle n'est point utile ! A cause de mes péchés, de près, de loin, je nuis à toute créature 1 Que, dans sa pitié, Dieu m'ôte mes défauts ; que le peu de temps qui me reste à vivre, il me fasse vivre éperdûment éprise de la vertu ! Que, dans la souffrance, je lui offre mes désirs...^ pour le salut du monde entier, pour la réforme de TEglise... Avec moi, réjouis-toi sur la croix * ! »

Catherine était attachée à la croix pour expier les péchés du pays où elle entendait ramener la concorde, cela parut évident ; toutefois une admirable oraison, transcrite parles disciples, au moment même où elle était proférée, prouve qu'au milieu de ses missions successives, l'Apôtre se tenait devant le Christ, comme la victime offerte pour l'Eglise entière. Chaque effort isolé concourait à l'œuvre unique dont rien ne pouvait distraire son

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