‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 191 sur 282 · Lettere · texte numérisé non relu

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apaiser *. La vocation même des Dominicains les appelant à soutenir le Saint-Siège, Catherine, en dehors du lien qui la faisait membre de leur famille, eût trouvé en eux ses plus fermes appuis.

Moins influents, peut-être, bien que fort considérés étaient les Olivétains. Catherine connaissait nombre d'entre eux, et sur les hauteurs d'où San Miniato domine la riante vallée de TArno, elle rencontra, comme à Sainte-Marie-Nouvelle, un généreux et intelligent concours.

Non loin de Florence, à Ripoli, les moines de Vallombrosa étaient révoltés contre l'interdit *. La Dominicaine les ramena sous la main du pape, et ce fut cet Ordre qui lui fournit son meilleur auxiliaire.

Il se nommait Dom Jean délie Celle, et bien avant de le connaître, Catherine avait entendu raconter sa singulière histoire. Rejeton d'une ancienne famille, doué de tout ce qui séduit, revêtu de l'habit religieux avant l'âge du discernement, il s'abandonnait aux vices les plus honteux, quand son Général lui enleva la direction du monastère de Florence, et le condamna à de rudes châtiments. La lumière se fit alors dans l'esprit du religieux, il se soumit, triompha de lui-même et au lieu de reprendre ses dignités, comme on Vy autorisait, il alla cacher sa pénitence dans les forêts qui dominent l'abbaye de Vallombrosa. Lorsqu'il sortit de

1. Memori dei pin intigni pittori, scultori ed architetti Domenicani, per il P. Y. Marchese. Firenze. Lo Monnier, 1854. 1,1, II, 3047. IX, 117. — Gin. Capp. I, II, viii, 155.

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