‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 190 sur 282 · Gino Capponi, I, III, vu, viiii · texte numérisé non relu

Gino Capponi, I, III, vu, viiii

2. Note mss. d'Et. Maconi sur la marge d'un exemplaire de la Légende conservé à la chartreuse de Pontignano. Gigli Toc. Gaterîn. 11, 17. Nous ne voyons pas qui Maconi pourrait désigner sous le nom de Balia, sinon les Huit La Balia révolutionnaire ne fut élue que le 22 juin 1378, longtemps après Tarrivée de Catherine.

était son fils spirituel, avait obéi au souverain pontife : il s'était éloigné de la ville dès la proclamation de l'interdit, et n'y rentrait pas malgré la terrible amende dont le frappaient ses concitoyens ; mais nombre de prêtres, de moines, de frères mendiants cédaient à la foule, célébraient les saints Offices et prêchaient Thérésie. Il fallait que le vicaire du Christ usât de son pouvoir et fît cesser pareil scandale. A Florence, Catherine chercha des auxiliaires dans les couvents et dans le monde *.

Entre tous les Ordres, celui des Prêcheurs était populaire. Pas un monument, pas une église, pas un palais, pas un pont sur TAmo, qu'on ne dût aux frères Sisto et Ristoro, à leurs élèves ou à leurs émules. Les Dominicains avaient patronné Cimabué, étudiant de leurs écoles de grammaire, et presque tous les peintres florentins. Grâce aux Prêcheurs, la langue vulgaire s'était développée au point d'être la plus belle qu'on parlât ou qu'on écrivît. Ils faisaient connaître les œuvres de Dante, les commentaient et les expliquaient à la foule. S'ils parlaient du Verbe divin, ils attiraient une telle multitude autour de leurs chaires que non seulement la merveilleuse église de leur couvent, Sainte-Marie-Nouvelle, mais la place voisine ne pouvant contenir tant de monde, la Seigneurie avait dû faire abattre les maisons environnantes. Enfin, gloire plus pure encore, il n'existait pas dans ce pays de haines une querelle que les Prêcheurs n'eussent cherché à

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