SA DÉFENSE D^URBAIN YI
etelle avait écrit au pape Urbain. Ce jour-là, suivant trop tard les conseils de la Sainte, il nommait vin^six cardinaux ; peu après, sans la consulter, il lançait une sentence d'excommunication contre Robert de Genève et contre ses adhérents. Au début d'octobre, Catherine s'adressa de nouveau au pape et l'aida à supporter une douleur vraiment unique. Sans doute des antipapes avaient déja^ divisé la chrétienté ; mais leur élévation, due à la puissance laïque, revêtait un caractère d'injustice et de violence, tandis que, cette fois, disait Catherine, les cardinaux « sèment le scandale et T hérésie dans le corps mystique de FEglise S), en prétendant tous* détruire l'effet de leur vote par l'abandon d'Urbain VI. Le fait que le schisme avait pour instrument le clergé était de nature à troubler les esprits les plus sincères, à introduire partout la discorde, à mettre deux évoques sur un seul siège épiscopal, deux généraux à la tête d'un même ordre religieux, à diviser les saints entre les deux partis ^ Pourtant Catherine n'entendait point que le schisme ralentît Peffort du pape pour la réforme du clergé : « les