‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 233 sur 282 · Pape de 1406 à 1409 bous le nom de Grégoire XI · texte numérisé non relu

Pape de 1406 à 1409 bous le nom de Grégoire XI

SA DÉFENSE bï'RBAlX VI 329

évêque de Castello*, dont l'autorité intellectuelle et morale pouvait grouper les prélats dltalie comme avocat de la bonne cause à Venise. A Louis l»'* elle prouva qu'il était désigné, à cette heure, par son glorieux passé, pour défendre la vérité '.

Le bruit de ces démarches eut TefFet inattendu de porter Sienne, Pérouse, Florence, Pise et Bologne à former une ligue. Après le meurtre de son frère André, mari de la reine Jeanne P®, Louis de Hongrie avait guerroyé contre sa belle-sœur, dont ensuite il était devenu Tallié ; on ne savait trop quel rôle il ferait jouer au capitaine de ses troupes, Charles de Duras, et les Républiques italiennes se liguaient pour prendre, en commun,, l'attitude que dicterait Tavenir ; Catherine fit incliner au parti d'Urbain cette ligue des villes italiennes. De nouveau elle se tournait vers sa patrie : « Point de vaines paroles, écrivait elle le 9 décembre 1379 aux Réformateurs, agissez; vous avez souffert au spirituel et au temporel comme ennemis de TEglise ; aujourd'hui, que votre esprit n'aille point claudicant et vacillant. Le vrai pape c*est Urbain VI ; s'il faut mourir pour soutenir cette vérité, mourons, etnotre mort sera notre vie. 3> Aux Prieurs du peuple de Pérouse, elle tient le môme langage ; elle leur rappelle les paroles du Christ : « qui n'est point pour moi est contre moi ; j> elle encourage leur effort par la promesse de l'éternel salaire. Quant aux Florentins, c'est à leur cœur qu'elle s'adresse ; ou-

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