‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 235 sur 282 · Lett · texte numérisé non relu

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2. Les lettres de la Sainte aux Seigneuries de Pise et de Bologne sont perdues; la Révérende Mère Drane [Bibliooraphis D. XV] traite avec beaucoup d'érudition la question d« schisme par rapport à l'Angleterre (497-511). D'après une lettre de Maconl à Néri (Lett. Aut. 13) [Bibliographie I, VI], elle suppose que Catherine avait écrit à Richard II. Le même document permet également de conjecturer que la Sainte s'adressa à T Empereur.

SA DÉFENSE d'uRBAIN VI 531

tant on ne Tentendait point plaider la validité de l'élection d*Urbain avec les seuls arguments de la sagesse et de la science humaines. Quand même ses secrétaires n'auraient pas pris soin d'avertir qu^elle écrivait durant l'extase, tous éprouveraient que de semblables lettres procèdent de l'inspiration directe du Saint-Esprit. « Vous voyez, vous savez, la vérité vous est manifestée, » s'écriait sans hésitation ou tempérament d'aucune sorte l'avocate d'Urbain, et elle portait la conviction aux gens de bonne foi. En des ténèbres tellement épaisses que même des saints s'y égaraient malgré eux, Dieu voulait au tombeau des Apôtres une lumière de vérité; comme sur un miroir, il la jetait sur la Dominicaine, afin qu'elle la reflétât. En 1375, Catherine avait prédit le Schisme; dès 1378 elle promettait une pacification future de la chrétienté; au cours de 1379, elle ne se lassait point de répéter la parole du Christ : Veritas liberabit vos. Cette vérité que la Sainte se savait spécialement appelée à défendre, c'était la validité du pouvoir d'Urbain VI.

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