ŒUVRES DE CA.THERINE
MANUSCRITS
Tous les autographes de la Sainte, dont plusieurs furent longtemps conservés à la Chartreuse de Pontignano, ont disparu. Il en est de même de la copie originale des 294 lettres que Ser Cristofano Quidini avait recueillies, des transcriptions que Buonconti, Caffarini et Malavolti avaient faites des lettres et du Dialogue.
Il ne subsiste des textes écrits par les secrétaires que :
1° * Le Dialogue (k Texception d'un fragment, retrouvé par Gigli dans une traduction latine). Ce codex, écrit de la main d*Etienne Maconi, appartient à mademoiselle Gori Pannilini de Sienne, qui a bien voulu nous le communiquer.
2o * Quatre lettres adressées à Maconi, dont deux mutilées (Bibl. com. de Sienne. Cod. T. III, 3).
Les copies les plus anciennes des lettres, 4u Dialogue, et des Oraisons de la Sainte, sont :
P ♦ A l'Archive Généraîice 0. P. (Bibliogr. C. 1».) Dans ce ross. de 1398, on trouve (Oraison XVI) un passage sur Tlnoarnation du Christ et la Conception de la Très Sainte Vierge qui donna lieu à des controverses et que Gigli osa retrancher. Voici ce passage traduit en latin : a Datum est nobis Verbum etemum per manus Marine, et de substantia Marife induit naturam nostratn absque peccato origînalîS raaculif^,et hoc quia nonhomin:8« sei Spiritus Sancti operatione facta est illa conceptio. Qnod qiiidem non fuit sic in Maria^ quia non processit de massa Adse operatione Spiritus Sancti, sed hominis. Et quia tota illa massa erat putrida, non poterat nisi in putridam naturam anima illa iiif undi nec purgari poterat nisi per gratiam Spiritus Sancit,
oui qnidem gratiœ non est subjectum easceptibile corpus sed Bpîritus rationalis aut intellectualis. Et ideo non potuit Maria a macula illa pnrgari nisî postqium anima infuea est corpori, qaod quidem sic factum est, propter reverentiam thesauri dlvini qui illo vase debebat reponi. Nam sicut fornaz consumit guttam aqnœ in modico tempore, sic fecit Spiritus Sanctus de ma cula peccatî originalis. Nam post Gonceptionem ejus statim fuit per gratiam Spiritus Saneti ab illo peccato mundata et gratia magna, dotata. » La Sainte enseigne la sanctification de Marie aussitôt après Tunion de Tâme et du corps, et non sa préservation de toute souillare^ comme renseigne la définition dogmatique. C'est la doctrine de saint Thomas. (Edition Gigli. Or. XIV. Bibliogr. H, X, XII, XV.)
2o * A la Bibl. com. de Sienne. Cod. T. I, 5. — T. II, 12. — T. VI, 12. — T. II, 3. — T. VI. 13. — T. VI, 14. - T. Il, 7. — T. 11,4. -T. II, 5.
.^o A la Bibl. Riccardiana de Florence. Ood. 1303, 1678 2967, 2322, 1391, 1392, 1495, 2205, 1313, 1345, 2272, 1385*,
40 ♦ A la Bibl. Mediceo Lanrentiana de Florenoe.Cod. XXXI.
50 A la Bibl. de l'Université de Bologne. Cod. 429.
6» * A la Bibl. Marciana de Venise. Cod.IX.Arm. G. G. Th.2, c. 11. 6.
7» ♦ A la Bibl. Chigi de Rome. Cod. L. VII, 25. Copie du Dialogue signée de L. Benci qui la termina le l^r avril 1470.
• Au XVIII» siècle, G. Gigli, ardent promoteur de la gloire de Catherine, fit relier des manuscrits delà fin du xiv« siècle et du commencement du xve qu'il trouva aux Archives du couvent de Camporeggî. Cette collection, qui, outre les écrits de la Sainte, contient des travaux la concernant, forme 12 vol. A Texception des T. VIII et IX, nous les avons vus À la Bibliothèque Communale de Sienne.