DialogoXIII
quelle nommait Vamorproprio, elle le combattait en méditant sur la création, sur la rédemption, et en considérant, ses propres péchés. Après avoir vu comment Dieu la tirait du néant et lui conservait TêtiB; après avoir pénétré son cqpur de Tamour gratuit du Christ qui lui rendait la vie de la grâce, elle se disait que, depuis son baptême, ses péchés avaient mérité la damnation, et elle s*abimait dans la pensée de l'incompréhensible bonté divine ^ Une préparation intérieure, elle le sentait, est nécessaire à l'apostolat, et secondant de toutes ses forces inaction divine, la jeune vierge se préparait*.
Au terme de Tannée du noviciat, Catherine était Timage vivante de la règle dont elle allait faire profession. « L'honneur et la gloire de Dieu, le salut et la conversion des âmes » formaient Tobjet de sa contemplation et de ses prières, en attendant qu'elle pût exercer une action directe au milieu du monde par sa parole et ses œuvres. Sa « mortification de corps et d'esprit » devenait héroïque: « Sans haine de sa sensualité, de ses passions, de son orgueil, pointde perfection, » disait-elle. Les « actes de miséricorde envers' les pauvres et les malades » occupaient ses désirs avant qu'il lui fût ordonné d'en remplir ses journées. Sa volonté tendait uniquement à « persévérer dans l'Ordre, » à chercher la perfection sous cette forme à la fois semblable et toujours variée qu'une règle identique donne aux âmes différentes appelées à la pratiquer chacune