i9pl. Mm. 1, 1. — DiaL XLIV
2. Tribus amdê continue silentium enuit, nous dit le B. Baymond, 1, 9. Diaprés les autres docaments, il est impossible de donner à ces paroles nn sens absolu.
du cœur qui enchaîne la volonté du Tout-Puissant et la lie à nos prières * », Catherine récitait les soixante-dîx-sept Pater et les soixante-dix-sept Ave qui pour les Tertiaires illettrés remplacent rx>ffice. Les quinze années écoulées de sa vie se déroulaient devant elle. Se retraçant le sourire que le Seigneur Jésus lui avait adressé, elle méditait les enseignements de sa première vision. Les leçons reçues sôus la grotte, au cours de sa première extase, étaient gravées dans sa mémoire. Elle invoquait le Père de son Ordre, qui du sein de la gloire l'avait appelée à le suivre. Dé nouveau elle contemplait Varbre de vie, chargé de fruits. A chaque grâce elle avait répandu avec une pleine docilité, écartant l'obstacle, marchant toujours plus vite jusqu'à l'extrême limite où Dieu éclairait la voie vers lui. De sa vision il restait à Catherine le dégoût des biens terrestres, Taustérité, Thorreur du péché. Sa première extase la portait au sacrifice exprimé par son vœu de virginité. Le lis enflammé qu'elle avait vu aux mains de saint Dominique illuminait sa jeune intelligence. Les yeux fixés sur le monde étendu au pied de l'arbre, elle y découvrait son champ de travail ; elleconcevait qu'il faut chercher les fruits divins non seulement pour soi, mais pour en nourrir autrui. On ne sert point Dieu si Ton n'est pas utile au prochain , pensaitelle. Cependant elle discernait qu'avant d'agir au dehors on doit se gouverner, échapper à lamour désordonné de soi-même qui, pareil à un nuage, obscurcit l'esprit et pèse sur la volonté; Cet égoïsme