‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 78 sur 282 · Dialogo LXXIX, I^iKXXlII · texte numérisé non relu

Dialogo LXXIX, I^iKXXlII

pour lui. » Si son Maître lui demandait : « Qui choisis-tu de toi ou de moi ? elle répondait simplement : — Je n'ai pas d autre cœur que le vôtre, et elle ne pouvait plus dire comme par le passé : Mon Dieu, je vous recommande mon cœur. C'est votre cœur que je vous recommande, » s'écriait-elle pleine de foi *.

Un jour, le Christ apparut à Catherine entre la très sainte Vierge et Marie-Magdeleine. D'un côté la mère sans tache laissée aux Apôtres après l'Ascension, de l'autre la pénitente qui incarnait le sacrifice expiatoire offert au Christ en union avec les premiers travaux apostoliques. Des aspirations qu'elle ne connaissait point encore entraînèrent l'apôtre dominicaine vers P apôtre des Apôtres^', a Je te donne Marie-Magdeleine pour mère, » dit aussitôt le Christ en bénissant ce lien nouveau.

Posséder le cœur du Christ, de quelque façon qu'on l'entendît, c'était bien autre chose que l'échange de pensées par lequel, dès son entrée dans le Tiers-Ordre, la jeune Vierge vivait en Jésus crucifié. C'était plus encore que l'échange de sa volonté contre la volonté divine qui associait ensuite l'apôtre à l'activité du Verbe, c'était la perfection de la charité, l'union où l'âme transformée en l'objet de son amour ' participe à toutes les amours de

1. B.Raym. Il, 6; 111,6.— Legg.minore.il, 12.-SuppLIL 2, 3, 4, 5. - Processus attest. P. Th. aiff. D. Mart., VI^' 1270-1271, et attest. F. Bart. Dom., 1348-1361.— Alcnnimir., 17, 18.

2. Apoêiolorum apoêtola fieri meruiêti^ Maria Magdalena^ dit le Bréviaire des Frères Prêcheurs (Die zzii julii).

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