‹ Sainte ClotildeChapitre 3 sur 18 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

Je puis me contenter de renvoyer à leurs livres

ceux qui prennent contre moi la défense de

Gréffoire de Tours. C'est retarder d'un siècle et o

manquer singulièrement d'esprit critique que de m'opposer le témoignage de cet écrivain pour des événements qu'il ne connaissait que d'après des traditions populaires. Très bien informé des choses qui se sont passées de son vivant et dans son milieu, il est au plus haut degré légendaire dès qu'il touche à des faits éloignés de lui dans l'espace ou dans le temps. Je l'ai montré ailleurs, et longuement*; je ne crois pas avoir besoin de refaire ici ma démonstration; mais je me persuade que quiconque voudra contredire à mon récit, d'une manière directe ou indirecte, devra la lire d'abord, la réfuter ensuite.

Quant aux censeurs qui se plaignent de trouver trop de rayons dans l'auréole de sainteté que ce livre met autour de Clotilde, que veut-on que je leur réponde? C'est l'Eglise catholique qui considère la première reine de France comme une sainte, et qui lui arendu un culte dès le lende-

I. V. Les sources de l'histoire de Clovis dans Grégoire de Tours [Revue des questions historiques, t. XLIV, 1888); VHistoire de Clovis dans Frédégaire (même recueil, t. XL VII, 1890); et VHistoire poétique des Mérovingiens, Paris, Picard, iSgS.

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