PREFACE. V
de M. Elirbard, réminent patrologiste de TUniversité de Strasbourg :
a M. Kurth, écrit-il, a donné de la première reine de France un portrait qui peut être regardé comme un modèle d'exposition à la fois populaire et savante. Nul ne refusera de reconnaître que son livre repose sur des sources sévèrement contrôlées, et qu'il ne cesse de captiver le lecteur par ses qualités littéraires. Sans doute, il a dû plus d'une fois, pour peindre certaines situations de la vie de cette sainte, au sujet desquelles l'histoire se tait complètement, recourir à des considérations psychologiques d'ordre général. Nous ne saurions lui en faire un reproche ; la justification de cette méthode se trouve en dernière analyse dans l'identité de la nature humaine à travers les âges. Etant donnés les contours historiques d'une figure, l'histoire a le droit de la peindre avec cette vivacité de coloris à laquelle, en toutes circonstances, on ne peut atteindre si l'on n'a fait une étude patiente de la psychologie du temps et si l'on n'a su se placer en quelque sorte, avec amour et intelligence, dans la per sonnalité de son héros *. «
1. Litterarische Rundschau, Fribourg en Bade, 1897, p. 396-297.